jeudi 31 décembre 2015

L'ABéCéDaire de l'année cinéma 2015 (2e partie)

Allez, un dernier petit effort avant de vous laisser succomber à tous les excès de la Saint-Sylvestre. Voici la seconde partie de l’abécédaire des films sortis en 2015 (voir la première partie).
En 26 catégories alphabétiques, découvrez l'up and down de l'année cinéma  (la liste complète de tous les films vus se trouve par ici).

Seconde partie : de N à Z

V comme VINTAGE, mais aussi comme Vice Versa

  • N comme le plus NOVATEUR : Vice Versa marque les esprits. Tous les esprits dont ceux de ses personnages auscultés en long et en large avec toute l'ingéniosité des studios Pixar qui, même rachetés par la machine Disney, conservent toute leur indépendance créative. 
  • O comme le plus OSCAR (du cinéma) : American Sniper dépeint suffisamment d'héroïsme et de remords contradictoires pour prétendre à ce prix virtuel. Entre conformisme et auto-critique, c'est du Eastwood autant que du Hollywood.
  • P comme le plus POLAR La Isla minima rassemble tous les codes du genre. Un duo de flics hétéroclite, des meurtres cruels, des photos intrigantes, de la pluie battante après la moiteur ambiante. Trop de codes tuerait-il les codes ? Pas impossible.
  • Q comme le plus QUENTIN (Tarantino) : Mad Max: Fury Road aime, respire et transpire le cinéma d'action intelligent. Et justifie de loin ce prix du film (de) cinéphile. Merci George.
  • R comme le plus ROMANTIQUE : Loin de la Foule déchaînée place Carey Mulligan au centre des convoitises de ces Messieurs de l'Angleterre victorienne à haute dose de sentiments. Etonnant d'ailleurs de la part de Vinterberg qui y perdra de son identité.
  • S comme le plus SY-FY : Star Wars - Le Réveil de la Force relance le mythe des chevaliers Jedi en lutte contre les forces obscures. J.J. Abrams fait le boulot, et le fait fort bien.
  • T comme le plus TONITRUANT Kingsman - Services secrets et Mission Impossible - Rogue Nation se tirent une bourre effrénée a base de surenchère d'action à tout va.
  • U comme le plus UNIVERSEL : Mustang revendique ce droit à la liberté (aux libertés) qui est tout autant bafoué pour les cinq soeurs turques du film que pour tout un chacun dans nos sociétés. 
  • V comme le plus VINTAGE : Pixels ravive l'imagerie désuète des débuts du video-gaming. Que viva el Pac Man!
  • W comme le plus WESTERN : Wild embarque Reese Whiterspoon sur les sentiers d'une Californie méconnue et hostile. "I'm a poor lonesome cow-girl...".
  • X comme le plus (film) : Crazy Amy suggère quelques scènes de pieu croustillantes. C'est pas grand chose, certes, mais on n'aura pas La vie d'Adèle tous les ans.
  • Y comme le plus YEAH BABY!!! : Chappie est attendrissant et violent. Bourré de panache et ultra moderne, c'est l'esprit "blomkampien" au service du bonheur visuel. 
  • Z comme le plus ZEN : Inherent Vice avec Joaquin Phoenix. Fin de l'argumentaire. Ça suffit pas? Ah bon! Et ben, y'a Joaquin en pseudo-détective totalement stone avec des rouflaquettes démesurées. Largement de quoi rester cool.

P comme POLAR mais aussi comme Pixels

lundi 28 décembre 2015

L'ABéCéDaire de l'année cinéma 2015 (1e partie)

L'année se termine et entre les deux réveillons, il faut pouvoir liquider les affaires courantes. En l'occurrence, il est question de balancer ses classements annuels en tous genres. Point de Top 10 ici mais histoire d'innover (ou pas d'ailleurs), Davidéociné lance l’abécédaire des films sortis en 2015.
En 26 catégories alphabétiques, découvrez l'up and down de l'année cinéma  (la liste complète de tous les films vus se trouve par ici).

Première partie : de A à M

I comme INATTENDU, mais aussi comme L'Interview qu tue!

  • A comme le plus (dessin) ANIMÉ : Shaun le Mouton réunit toutes les qualités de l'animation moderne : prouesses techniques (de modelage), inventivité et humour. Le tout sans dialogues mais avec une admiration et un bonheur débordants.
  • B comme le plus BIDONNANT : Ted 2 va encore plus loin que Ted dans le surréaliste hilarant. Notre nounours graveleux peut-il prétendre au statut d'être humain? MDR quoi!
  • C comme le plus CHIANT : Lost River ou l'errance derrière caméra de l'acteur Ryan Gosling. C'est bon Ryan, tu peux arrêter de t'la péter, ça marche pas avec nous (aurait pu également prétendre au titre de "P comme le plus PRÉTENTIEUX").
  • D comme le plus DÉCEVANT : It follows était présenté comme le nouveau joyau créatif de l'horreur. Souci : on est toujours en train d'attendre un événement qui pourrait faire grelotter. Et à un événement tout court aussi d'ailleurs.
  • E comme le plus EFFRAYANT : Foxcatcher distille une atmosphère anxiogène et inquiétante à tendance sentencieuse.
  • F comme le plus FAMILIAL : The Walk - Rêver plus haut divertit et impressionne par la persévérance magnifique de son intrépide héros moderne. Contagieux dans l'obstination d'avoir à s'accrocher à ses rêves.
  • G comme le plus GRAVE : Hungry Hearts ébranle l'image lissée du couple d'aujourd'hui sur fond d'éducation du nourrisson et d'aliénation mentale.
  • H comme le plus HAPPY-ENDING ou HOLLYWOODIEN (c'est pareil et c'est en "H") : Seul sur Mars entérine son conformisme artistique et s'autorise les issues les plus faciles. Dis Ridley, Alien et Blade Runner, c'était bien de toi?
  • I comme le plus INATTENDU Vincent n'a pas d'écailles est un ovni. Par son titre bien sûr qui cache un personnage hors du commun à l'Américaine et une narration d'auteur à la Française. Sans comparaison possible.
  • J comme le plus JOBARD L'Interview qui tue! se permet l'humour et les sarcasmes les plus incontrôlables, pour notre bonheur, comme celui de voir un James Franco en grande forme.
  • comme le plus KAFKAÏEN : Birdman traumatise les pensées de l'auteur. Son glorieux passé laisse-t-il place à un avenir? C'est sûr, ça fait douter et réfléchir.
  • L comme le plus LYRIQUE : Youth sublime tout ce qu'il montre. Les pâturages suisses, les hanches des femmes, Michael Caine, Harvey Keitel, Paul Dano... et Maradona n'ont jamais été aussi beaux. Sorrentino domine bien l'idée qu'il se fait de son Art.
  • M comme le plus MAUVAIS Jupiter : Le Destin de l'univers scelle la mort cinématographique de la fratrie Wachowski.
J comme JOBARD mais aussi comme Jupiter - Le destin de l'Univers


A suivre très prochainement la seconde partie : de N à Z

samedi 26 décembre 2015

Pixels

Adam Sandler tente de contenir l’attaque du Centipède

Quand le pitch d'une comédie d'action se limite à : "Deux amis d'enfance ayant grandi dans les années 1980 - au gré de l'essor fulgurant du jeu vidéo -, l'un, grassouillet et bonhomme devenu président des Etats-Unis (??), l'autre, ex-petit génie des salles de jeux d'arcade, désormais triste installateur-réparateur hi-fi à domicile, unissent leurs pouvoirs et connaissances pour lutter contre une invasion de personnages de jeux vidéo venus détruire la Terre", il est bien entendu que l'on s'épargnera de juger la cohérence du scénario. De même, il serait une fausse piste de vouloir titiller la faisabilité des origines scientifiques de cette situation autant que d'argumenter sur les desseins de ces improbables envahisseurs. Tout cela est anecdotique, l'objectif de Pixels est ailleurs, quelque part entre un fantasme numérique commun et une nostalgie inoffensive.

Déjà, il s'agit d'une réalisation de Chris Columbus, l'homme-enfant de Hollywood. Qu'il soit metteur en scène (Maman j'ai raté l'avion et sa suite, les deux premiers Harry Potter) ou scénariste (Les Goonies, Le secret de la Pyramide), il n'a de cesse de se faire le chantre des comédies loufoques ou fantastiques faisant la part belle aux mômes et leurs trépidantes (més)aventures dans un monde d'adultes. Et quand ces mômes ne sont pas au centre de l'action, ils gravitent à proximité (Gremlins, Madame Doubtfire, L'homme bicentenaire). Nos "héros" du moment qui semblent directement téléportés de l'époque d'une adolescence insouciante et bénie ont désormais un corps d'adultes mais ils ont conservé la même âme  et immaturité (voire le même QI) que lorsqu'ils avaient 13 ans. Alors forcément notre président rigolo (Kevin James) et son acolyte nerd-réparateur (Adam Sandler) sont largement moqués par leur entourage. Et c'est grâce à cette fraîcheur intacte qu'ils vont parvenir à sauver le monde. Waouh! La légèreté n'est pas un vice, profitons-en.
Aussi, à l'heure de l'hégémonie grandissante du tout tactile, Columbus ravive dans Pixels l'esprit suranné et rassurant de la console de jeu. Outre l'introduction du film reconstituant la salle de jeux vidéo au début des années 1980, c'est l'image collective de l'époque qui resurgit à chaque intervention de ces "personnages" cultes (y'en a quand même quelques-uns qu'on avait zappés ou du moins bien enfouis dans nos souvenirs). Mais comment ne pas se remémorer ce bon vieux Pac Man (le vrai avec 4 boutons et basta) ni souhaiter remettre enfin la main dessus trente piges après ? Pixels est en quelque sorte un bain de jouvence technologique dont il ne faudrait pas se priver. Alors, sans s'emballer à lâcher des éloges qui manqueraient de lucidité, ne minimisons pas cet impact, comme la qualité des effets spéciaux et d'autres ingéniosités techniques.

"Lady Lisa" se rallie à la cause des Terriens

A ce sujet, l'édition Blu-Ray sortie chez Sony le 2 décembre comblera les attentes des fans désireux de découvrir les secrets de tournage. Avec en bonus un making-of dédié a chaque personnage des jeux vidéo. Donkey Kong, Pac-Man Q-Bert, Galaga et consorts ont droit à leur mini séquence décrivant les caractéristiques et embûches techniques de réalisation. Que vous soyez geek ou non, ces sujets, commentés par le réalisateur, les comédiens ainsi que les différents responsables techniques et de numérisation, vous intéresseront forcément.


Sortie en salles le 22 juillet, 
Pixels - disponible en DVD+Blu-Ray depuis le 2 décembre -
se situe provisoirement 32e du classement des films sortis en 2015.

En partenariat avec l'agence Cartel

vendredi 4 décembre 2015

Howard Zinn, une histoire populaire américaine

Howard Zinn en personne

"La guerre: un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas". Cette citation de Paul Valéry que l'on entend dans Howard Zinn, une histoire populaire américaine entérine ce documentaire comme le versant cauchemardesque et éveillé du mythe du "rêve américain". Adapté de l'oeuvre éponyme de l'historien américain Howard Zinn, ce premier épisode (qui ouvre une trilogie), intitulé Du pain et des roses, co-réalisé par les Français Olivier Azam et le journaliste Daniel Mermet, met en image le travail de Zinn. Le résultat de ses vastes et méticuleuses recherches sur les origines historiques de l'hégémonie économique et politique de son pays, les Etats-Unis, met en exergue une réalité sociale qui se situe à des années lumières du modèle de mode de vie et de démocratie que l'on perçoit au travers de ce qu'enseignement, médiatisation et messages politiques peuvent nous inculquer depuis plus d'un demi-siècle. 

Des débuts puis de l'essor exponentiel de l'industrialisation au 19e siècle jusqu'à la Première Guerre mondiale, sur fond de flux migratoires massifs venus d'Europe, il est question des conditions de vie et de travail des ouvriers (hommes, femmes et enfants) issus des minorités les plus faibles (mais les plus visibles), savamment et sournoisement instrumentalisés et opprimés par les desseins stratégico-financiers des riches industriels et implacables patrons. Sont mises en avant les grèves légitimes appuyées par l'implication des premiers mouvements syndicalistes, toujours conclues d'un bain de sang. On y apprend par exemple que lors d'une grève ayant eu lieu dans une carrière de charbon du Colorado en 1914, le patron (un certain Rockefeller) fit appel à une milice privée pour mater la rébellion des mineurs, et alors que ceux-ci pensaient enfin se faire entendre par l'intervention de la garde nationale, ils ne furent que plus réprimés. Ce reportage aussi ahurissant que révoltant, insiste en parallèle sur le pouvoir de propagande d'Etat relayée par des médias corrompus pour répondre à la cupidité sans limites des puissants décideurs, toujours plus pernicieux dans la stigmatisation de l'ennemi à atteindre. Un matin ce sont les noirs, puis le soir les Italiens. Un autre jour ce sera les syndicalistes et plus tard le féroce Allemand. Cette logique de manipulation des masses est décrite comme le levier permettant de justifier tout conflit armé comme le 20e siècle en est jonché. C'est ce dont traiteront les deux volets suivants (si leur financement est rendu possible) de cette Histoire populaire américaine qui fait froid dans le dos et ne semble pas appartenir au passé.

Dessin de propagande

Sortie en salles le 29 avril 2015, 
Howard Zinn, une histoire populaire américaine est disponible en DVD depuis le 1er décembre

dimanche 29 novembre 2015

Réalité

Alain Chabat : entre rêve et Réalité ?

Les habitués du cinéma de Quentin Dupieux (comme de son univers musical sous l'identité de Mr. Oizo) ne sont pas dupes au point d'imaginer un seul instant que c'est une approche rudimentaire et réaliste de son art qui a pu déboucher sur le titre de son cinquième long métrage : Réalité. Cette vague manipulation provient de l'attribution du prénom Réalité à une petite fille prenant part à cette farce forcément ubuesque. La jeune enfant, bien décidée à mettre la main sur une cassette VHS bleue que son père a sorti des tripailles d'un sanglier tué à la chasse, délivrerait certainement la clé de l'énigme si elle parvenait à visionner son contenu. Par "clé", il n'est bien entendu nullement question de réponse rationnelle - puisque Réalité s'inscrit dans la même et inamovible mouvance circulaire que ses prédécesseurs Rubber ou Wrong -, mais plutôt de fragments de... réalité aptes à boucler la boucle, aussi absurde et inexplicable soit elle.
Idéalement relayé face caméra par un Alain Chabat absolument génial (ses enregistrements de bruits de douleur, le synopsis de son film et sa vison du cinéma sont aussi grotesques qu'hilarants) et un Jonathan Lambert dans son bocal, Dupieux ferait presque passé l'humour et les délires de ses aînés Les Nuls pour ultra-conformistes. A voir sans quête métaphysique et avec une grosse dose de recul.

Sorti en salles le 18 février 2015,
Réalité est disponible en DVD depuis le 17 juin

vendredi 13 novembre 2015

Black Sea

Adepte de films et documentaires chocs (Le dernier Roi d'Écosse, Un Jour en septembre, Mon meilleur ennemi, Jeux de pouvoir), le réalisateur écossais Kevin Macdonald n'avait pas tellement convaincu avec L'Aigle de la neuvième Légion sorti en 2011. Il revient discrètement avec Black Sea, un nouveau film viril exclusivement masculin, sorti en octobre directement en VOD, DVD & Blu-ray chez TF1 Vidéo.

Jude sous l'eau

C'est la crise chez les pilotes de sous-marin. Les navires de guerre de la seconde guerre mondiale n'ayant plus un usage économiquement viable de nos jours, un capitaine anglais - incarné par Jude Law - perd un job auquel il avait consacré l'essentiel de son existence, quitte à voir partir femme et enfant. Guère enclin à gamberger mais revanchard, ce dernier rebondit sur un "bon plan" qui lui est proposé par un vieux pote pour reformer un nouvel équipage et se mettre en quête dare-dare d'une cargaison de lingots d'or volés par les nazis, laquelle n'attendrait qu'à être ramassée, soixante-dix ans plus tard, dans une carcasse de sous-marin quelque part dans les abîmes de la Mer Noire.
Action, embûches, violences, fourberies et... trésor sont certes au rendez-vous, cependant par touches plus inabouties que modérées. Peut-on alors estampiller cette fiction de "film d'aventures" alors que nous ne nous sentons à peine embarqués dans un périple haletant ou simplement accrocheur ? La trame elle-même, associée à l'idée d'un submarine-movie, le suggère pourtant fortement. Mais l'avidité menaçante de personnages peu attachants (quelle que soit la personnalité des rôles de Scoot MacNairy, Ben Mendelsohn voire Jude Law, on ne les cerne  jamais vraiment), ainsi que l'absence d'humour et de début de sensations noient définitivement cette perspective. Dans ces conditions, l'épreuve du huis-clos dans ce monstre d'acier est presque fatale, d'autant que quelques vieilles références peuvent très vite rendre nostalgiques (Das Boot, Abyss, A la poursuite d'Octobre Rouge). La folie ambiante d'un Bong Joon-ho qui transpire dans son terrible Snowpiercer, vraie référence, dans un train incontrôlable cette fois, est celle-là même qui manque à un Macdonald piégé par sa tendance à toujours garder le contrôle. On aurait aimé qu'il se lâche plus, mettant en place pourquoi pas une vraie guérilla entre les deux clans, britannique et russe, opposant les membres de l'équipage. Trop prévisible bien que tragique, c'est ce manque de surprises fondamentales qui a dû bloquer la distribution en salles de Black Sea qui a encore le mérite de capter l'attention du spectateur jusqu'à la fin. Ce thriller sous-marin, finalement, rappelle à quel point le désormais quadra Jude Law est capable de tout jouer. Passé le temps des dandy et séducteur, celui qu'il faut voir - si ce n'est déjà fait - dans le récent Dom Hemingway, a toujours cette étoffe confortable et enviable des plus grands.

un sous-marin de tournage

L'édition DVD inclut un making-of d'une demi-heure très intéressant intitulé "Embarquez à bord". Dans un premier temps, c'est Jude Law lui-même, hyper professionnel et impliqué, qui nous fait visiter le navire dans ses moindres recoins, ce qui fait encore mieux réaliser la promiscuité, et par la même occasion l'irritabilité, qui peut régner dans ce type d’endroit débordant de testostérone. Marrant d'apprendre également que dans un sous-marin, les odeurs se côtoient en permanence et pas franchement très harmonieusement entre celles de transpiration et de nourriture pourrissante. C'est là un autre ingrédient insensible à l'écran mais contribuant à la tension de la communauté sous-marinière, base du chaos dans le film. La seconde partie se compose de rushs illustrés par les spécificités d'un tournage à la fois en espace restreint et milieu aquatique. Effectif réduit et précision sont la clé d'un travail d'équipe réussi.

usage très technique d'une caméra waterproof

ça se voit, ce n'est pas un yellow submarine

En partenariat avec l'agence Cartel