vendredi 24 février 2012

Résultats des César 2012... avant l'heure

Le mois dernier, Davidéociné vous suggérait d'établir vos pronostics sur la cérémonie des César 2012 qui aura lieu ce soir dès 21h. Sur cinq catégories dites "principales" : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur, Meilleure actrice et Meilleur film étranger, il vous était demandé de désigner :
  1. le nommé que vous pensez voir récompensé de la statuette (le choix de l'Académie)
  2. le nommé qui emporte vos faveurs (votre choix de cinéphile)
  3. votre préféré absolu (votre choix de cinéphile libre hors "nominations")

Vous avez été une petite dizaine à participer à ce scrutin, ce qui est modeste et intéressant à la fois puisque le principe était un peu pointu. J'en profite ainsi pour remercier les indécrottables cinéphages Ffred, MaxLaMenace89, Columboy, Fabr, Fredastair et aussi les proches San74 et Môman.

Voici donc les résultats qui donnent un avant-goût de la version officielle que nous piaffons d'impatience de découvrir.



MEILLEUR FILM
  1. THE ARTIST : 75% des voix (6/8)
  2. POLISSE : 63% des voix (5/8)
  3. POLISSE : 57% des voix (4/7)
Pour cette prestigieuse catégorie - la plus attendue donc - où, une fois n'est pas coutume, deux grosses pointures s'opposent (The Artist et Polisse), voire même trois si l'on osait y associer le carton populaire Intouchables, les électeurs voient le film muet et NB de Hazanavicius triompher bien qu'ils lui préfèrent l'âpreté léchée de celui de Maïwenn. Le fait que Polisse domine nettement la 3e catégorie prouve par ailleurs qu'il s'inscrit dans les têtes comme LE film français de l'année le plus important.

MEILLEUR RÉALISATEUR
  1. Michel Hazanavicius (pour The Artist) : 75% (6/8)
  2. Michel Hazanavicius et Maïwenn (pour Polisse) : 38% chacun (3/8 chacun)
  3. Michel Hazanavicius : 43% (3/7)
L'audace notable de la réalisation de Michel Hazanavicus renvoyant à de glorieuses heures passées  du cinéma tend à penser qu'elle séduira largement le jury même si pour le public la performance caméra au poing de Maïwenn est également à retenir. Le duel s'annonce indécis.

MEILLEUR ACTEUR
  1. Jean Dujardin (dans The Artist) : 63% (6/8)
  2. Jean Dujardin (dans The Artist) : 63% (6/8)
  3. Michel Piccoli (dans Habemus Papam) : 43% (3/7)
Le trublion Omar Sy qui monopolise l'audimat depuis des semaines n'estompera pas l'hégémonie de  Jean "Loulou" Dujardin qui triomphe à travers le monde pour sa performance vintage. Notons toutefois que certains connaisseurs s'insurgent de l'absence du pape français Michel Piccoli, admirable de sagesse et d'humanité dans la comédie de Moretti mais évincé de la liste des récipiendaires pour d’obscures closes réglementaires.

MEILLEUR ACTRICE
  1. Karin Viard (dans Polisse) : 63% (5/8)
  2. Bérénice Bejo (dans The Artist) : 43% (3/7)
  3. Karin Viard : 33% (2/6)
Elle peut parfois agacer mais pourrait toutefois rafler sa troisième statuette suprême : Karin Viard. Attention aussi à Bérénice Béjo qui pourrait créer une mini-surprise.

MEILLEUR FILM ETRANGER
  1. UNE SÉPARATION de Asghar Farhadi (Iran) : 88% (7/8)
  2. DRIVE de Nicolas Winding Refn (USA) : 38% (3/8)
  3. LA PIEL QUE HABITO de Pedro Almodovar (Espagne) : 29% (2/7)
L'intelligence et la modernité du récit du cinéaste iranien convaincra nettement l'Académie des César selon nous; tandis qu'une légère majorité de votants reste aveuglée par le leurre Drive même si Une séparation à nouveau et Black swan suivent de près (2/8 chacun). Pour le troisième intitulé de vote, la "victoire" revient à l'Almodovar (oublié du jury) ce qui est une petite surprise puisqu'il devance les meneurs su-cités. Balada triste, The Tree of Life, Never let me go et We need to talk about Kevin sont d'autres choix absolus et honnêtes pour ce cru 2011-2012.

NDLA : Retrouvez l'ensemble des nommés sur le site de l'Académie des Arts et Techniques du Cinémasur Wiki ou encore chez Allociné.

lundi 30 janvier 2012

César 2012 : Nominations et pronostics

En prévision de la 37e cérémonie des César du cinéma français qui aura lieu le vendredi 24 février prochain, je vous propose un grand vote populaire autour de cinq catégories principales - Meilleurs film, réalisateur, acteur, actrice et film étranger - dont vous découvrez les nommés plus bas. 

Le principe est le suivant : pour chaque catégorie, faites votre pronostic quant au vainqueur final (le choix que l'Académie fera selon vous) [1], désignez votre favori (parmi les nommés bien-sûr) [2] ainsi que votre chouchou absolu (votre idéal au-delà de la listes des nommés) [3]. 

L'exemple de Davidéociné pour la catégorie MEILLEUR ACTEUR :

  1. Jean Dujardin (The Artist)
  2. Sami Bouajila (Omar m'a tuer)
  3. Michel Piccoli (Habemus Papam)

Pour une diffusion en ligne quelques instants avant la grand messe, vous avez jusqu'au mercredi 22 février minuit pour faire valoir votre droit de vote soit en publiant un commentaire sur ce post, soit par mail privé à: stoni @ davideocine . net.

"Plus vous serez nombreux à vous prononcer, toujours plus prêt de la vérité nous serons."

Des "polissières" logiquement favorites de cette 37e édition

MEILLEUR FILM
  • L'EXERCICE DE L'ETAT de Pierre Schoeller
  • LA GUERRE EST DÉCLARÉE de Valérie Donzelli
  • LE HAVRE de Aki Kaurismäki
  • INTOUCHABLES de Eric Toledano & Olivier Nakache
  • PATER de Alain Cavalier
  • POLISSE de Maïwenn [1] [2[3]
  • THE ARTIST de Michel Hazanavicius

MEILLEUR RÉALISATEUR
  • Alain Cavalier pour PATER
  • Valérie Donzelli pour LA GUERRE EST DÉCLARÉE
  • Michel Hazanavicius pour THE ARTIST [1]
  • Aki Kaurismäki pour LE HAVRE
  • Maïwenn pour POLISSE [2[3]
  • Pierre Schoeller pour L'EXERCICE DE L'ETAT
  • Eric Toledano & Olivier Nakache pour INTOUCHABLES

MEILLEUR ACTEUR
  • Sami Bouajila dans OMAR M'A TUER [2]
  • François Cluzet dans INTOUCHABLES
  • Jean Dujardin dans THE ARTIST [1]
  • Olivier Gourmet dans L'EXERCICE DE L'ETAT
  • Denis Podalydès dans LA CONQUÊTE
  • Omar Sy dans INTOUCHABLES
  • Philippe Torreton dans PRÉSUMÉ COUPABLE
    • [3] Michel PICCOLI dans HABEMUS PAPAM

MEILLEUR ACTRICE
  • Ariane Ascaride dans LES NEIGES DU KILIMANDJARO
  • Bérénice Bejo dans THE ARTIST
  • Leïla Bekhti dans LA SOURCE DES FEMMES
  • Valérie Donzelli dans LA GUERRE EST DÉCLARÉE
  • Marina Foïs dans POLISSE
  • Marie Gillain dans TOUTES NOS ENVIES
  • Karin Viard dans POLISSE [1] [2[3]

MEILLEUR FILM ETRANGER
  • BLACK SWAN de Darren Aronofsky (USA)
  • LE DISCOURS D'UN ROI de par Tom Hooper (GB)
  • DRIVE de Nicolas Winding Refn (USA)
  • LE GAMIN AU VÉLO de Jean-Pierre & Luc Dardenne (Belgique)
  • INCENDIES de Denis Villeneuve (Canada)
  • MELANCHOLIA de Lars von Trier (Danemark)
  • UNE SÉPARATION de Asghar Farhadi (Iran) [1] [2]
    • [3] BALADA TRISTE de Alex de la Iglesia (Espagne)

Retrouvez l'ensemble des nommés sur le site de l'Académie des Arts et Techniques du Cinéma, sur Wiki ou encore chez Allociné.

jeudi 29 décembre 2011

Blogs d'Or 2011 sur Lecinedefred.fr

La grand messe des BLOGS D'OR 2011 vient tout juste d'être lancée par notre confrère Ffred. Pour ceux qui ne connaîtrait pas ce principe désormais aussi traditionnel que de fourrer la dinde le 24 décembre et de vomir le lendemain, il ne s'agit non pas d'un exercice nombriliste d'élection des meilleurs blogs ciné, mais plutôt du recensement des palmarès ciné 2011 de tout cinéphile qui souhaite le divulguer.


http://lecinedefred2.over-blog.fr

vendredi 28 octobre 2011

Les aventures de STEVEN SPIELBERG au Cinéma

Si l'on devait expliquer à un ignorant ce que représente Steven Spielberg dans le milieu du cinéma, on pourrait se contenter de cette brève affirmation: "Le cinéma américain, c'est lui". En effet, avec quarante années d'une carrière sans dents de scie englobant près de trente films connus au travers de la planète entière (et pourquoi pas un peu au-delà aussi), Steven Spielberg est LE réalisateur contemporain incontournable et synonyme de divertissement de haute qualité (le plus souvent).
Partant du constat qu'en quatre décennies il a transformé en (poule aux oeufs d') or tous les sujets qu'il a traités, personne ne peut contrecarrer le fait qu'il est le plus puissant (il a rapporté des millions de dollars à l'industrie, ses films sont tous attendus comme des événements et il est également un producteur influent) et aussi le plus hétéroclite (son cinéma est hyper-divertissant, techniquement au top, parfois sensible et humaniste, et touchant à des genres et thèmes différents).

Steven Spielberg (photo : cinema-france.com):

Il est hétéroclite, au sens d'ingénieux, le Stevie car il a débuté deux Francs, six sous en poche avec des longs métrages modestes sur le fond et la forme mais totalement réussis (Duel, Sugarland Express), avant d'incarner les blockbusters au budget et effets colossaux (sagas Jurassic Park et Indiana Jones). Très vite devenu star avec Les dents de la mer (et son succès gigantesque au box-office), Spielberg débute alors un périple assumé constitué de films commerciaux, la plupart du temps de science-fiction (E.T. l'extraterrestreHook, Minority report, La guerre des mondes) pour en financer d'autres plus personnels (l’élémentaire Rencontres du troisième type). Quand Spielberg pense "personnel", il faut comprendre des sujets plutôt dramatiques qui ramènent souvent le cinéma à l'échelle des fêlures de l'Histoire (La couleur pourpre, Empire du soleil, AmistadMunich). Dans certains cas, il parvient même à réunir ces deux concepts pour le ravissement du public (La liste de Schindler, Il faut sauver le soldat Ryan). Et comme il est un orfèvre touche-à-tout, Steven Spielberg a également oeuvré à des comédies tour à tour loufoque (1941), sentimentale (Always), mélancolique (A.I.), sociale (Le terminal) et policière (Arrête-moi si tu peux). C'est tout ? Ça va aller.

A l'heure où sort en salles sa dernière création sublimant l'oeuvre d'Hergé: Les aventures de Tintin : le secret de la Licorne, je vous propose le Top 5 des films réalisés par Steven Spielberg. Vous n'aurez que le choix des armes pour en faire de même.

Steven Spielberg en filmographies : Allociné - Cinéfriends - IMDB - Wiki.

* * * * *

Films favoris de DavidéoCiné

Christian Bale enfant et débutant dans le crépusculaire Empire du Soleil
1. Empire du soleil (1987)
2. La liste de Schindler (1993)
3. Minority report (2002)
4. Il faut sauver le soldat Ryan (1998)
5. La couleur pourpre (1986)

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Films préférés des internautes
(16 votants provisoires)
La brute Ralph Fiennes face au Bon Liam Neeson dans
l'immensément indispensable Schindler's List
1. La liste de Schindler (37 points, 11 fois nommé, 4 fois premier)
2. Minority report (30, 10, 3)
3. Les dents de la mer (23, 8, 1)
4. Rencontres du troisième type (17, 3, 2)
5. Jurassic Park (16, 5, 1)
6. La guerre des mondes (16, 5, 0)
7. Il faut sauver le soldat Ryan (13, 6, 0)
8. La couleur pourpre (11, 4, 1)
9. Les aventuriers de l'arche perdue (10, 6, 1)
10. Duel (10, 3, 1)
11. Munich (9, 3, 0)
12. E.T. l’extraterrestre (8, 4, 0)
13. Arrête-moi si tu peux (7, 3, 0)
14. Indiana Jones et la dernière Croisade (6, 2, 0)
15. Empire du soleil & Tintin: le secret de la Licorne (5, 1, 1)
17. Indiana Jones et le Temple maudit (4, 2, 0)
18. 1941 (3, 1, 0)
19. Le monde perdu - Jurassic Park (2, 1, 0)

Ont exercé leur droit de vote (et je les en félicite) : Goodfeles, Heavenlycreature, MaxLaMenace89, Fredastair, Christophe L., Gabriel, Carcharoth, Copa738, PierreAfeu, Tching, Kschoice, Ffred, FabR, JP13 & Columboy. Il ne manque plus que vous !

CE QU'IL FAUT SAVOIR A PROPOS DES TOPS_5 INTERACTIFS.

samedi 22 octobre 2011

PUSHER***

Circonspect face à la relative indigence d'un contenu juste brutal autant qu'enthousiaste envers la mise en scène esthète et moderne du cinéma de Nicolas Winding Refn (cf. Bronson et Le guerrier silencieux - Valhalla rising), je demeure intrigué et partagé devant la sortie tapageuse de son dernier opus : Drive.
Afin de mieux cerner (et pourquoi pas expliquer) ce phénomène atypique, il est légitime de remonter à ses origines. A savoir qu'il sera question d'un cycle en critiques consacré à la trilogie Pusher qui lança le réalisateur danois sur la voie de la renommée il y a une dizaine d'années.

Kim Bodnia a le bras tout de suite plus long avec son flingue
Dans une Copenhague froide et terne comme la mort, Pusher relate la semaine cruciale que va passer Frank, un dealer de moyenne envergure. Ses créanciers commençant sérieusement à s'impatienter de ne pas voir revenir les fonds investis, Frank va devoir mettre une grosse pression aux losers qui lui servent de revendeurs/consommateurs s'il ne veut pas perdre ses pouces ou, pire mais envisageable, finir comme engrais de la Petite Sirène en Mer du Nord. Etant donné que la filière locale est tenue par des gaillards d’origine serbe dont on connait la propension à la barbarie, l'ami Franky peut commencer à transpirer.

Tourné dans le plus grand anonymat il y a quinze ans par un gamin bouffeur de salami de vingt-cinq ans, Pusher est depuis devenu (sur la base d'une trilogie) une sorte de référence européenne d'un cinéma direct et sans concession dans lequel le héros, un truand, creuse sa propre abyme dans un environnement criminel. Caméra à l'épaule, Nicolas Winding Refn suit littéralement son personnage qui passe son temps à faire du porte-à-porte. Principe qui n'est pas sans rappeler C'est arrivé près de chez vous et les visites mortelles de Benoît Poelvoorde chez ses concitoyens. Sauf que dans Pusher, le schéma devient vite rengaine, et, déjà, le réalisateur de Bronson démontrait qu'il avait les idées nettes mais qu'elles manquent de suite, ces idées. Le film n'étant sorti en France qu'en 2006, soit dix ans après sa production danoise, le public en connaissait déjà un sacré rayon sur les histoires modernes de trafic de came et règlements de compte entre dealers. On est en terrain connu (en retrouvant tous les codes du genre), trop connu donc.
Reste que la mise en scène, collant à son protagoniste de plus en plus tiraillé, parvient à transmettre l’aspect âpre et hostile du milieu. Mais à la différence d'une trilogie inter-époques style saga à la Parrain, celle de Pusher, composée de tranches de vie (de merde) chronologiques et détaillées en trois parties, nous laisse sans solution au moment où le rideau de cet acte I tombe. On est alors pas plus avancé et encore moins emballé, d'autant qu'il n'est pas certain que les clés nous soient par la suite livrées. La mission n'étant cependant pas achevée, vous savez ce qu'il me reste à faire...

=> Pusher sur : Allociné - Cinefriends - IMDB - Wiki
=> de Nicolas Winding Refn sur DavidéoCiné : Valhalla rising