samedi 18 septembre 2010

Daybreakers


Dans un futur proche, une épidémie a ravagé la planète. L’homme s’est vampirisé accordant ainsi un comportement plus… humain aux mutants. La société a ramené l’être humain au rang de bête sauvage. Celui-ci est traqué et exploité pour sa matière première vitale à la survie des vampires : le sang.
Sur le papier, cette énième variante autour de ce mythe inaltérable et plus que jamais en vogue au cinéma fleure pourtant bon l’idée neuve et intrigante. Ce Daybreakers, signé des frères-réalisateurs Michael & Peter Spierig qui mettent en scène leur propre scénario, est brillant et plein de personnalité dans sa première demi-heure. La description du "Vampire-tout-le-monde" est proprement mise en scène : il travaille (de nuit bien-sûr), est discipliné et maîtrise ses instincts. Mais il peut aussi être sans domicile fixe et, si ses pulsions primaires sont trop explicites, est vite réprimé par les forces de l’ordre, elles-mêmes vampiriques vous l’aurez compris.
Le décor est ainsi habilement planté et impose une ambiance glaciale et bleutée cristallisée par l’apparition d’un Ethan Hawke aux yeux de chat (signe caractéristique des vampires) dont la silhouette aseptisée renvoie à celle qu’il campait dans Bienvenue à Gattaca. Dans la même veine frigorifiante, on remarquera la résurrection d’un comédien que l’on pensait disparu en la personne de Sam Neill (Calme blanc, Jurassic Park, L’antre de la folie).
Passé ce cap des présentations, l’intrigue mise en place se révèle hélas particulièrement faiblarde (l’apparition de Willem Dafoe marque ce tournant irréversible). Le "remède" proposé par le duo de frangins est également décontenançant d’invraisemblance et explique en partie l’anonymat dégagé par Daybreakers qui avait pourtant les moyens - par moins de conformisme - de se distinguer de l’envahissant concurrent du moment qu’est la saga plan-plan Twilight.

Première publication de cet article le 02/08/2010 à l'URLhttp://davideo.blogs.allocine.fr/davideo-277364-daybreakers.htm

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