dimanche 31 octobre 2010

Questionnaire of the Dead

Cela faisait pas mal de temps que la blogosphère cinéphile n'avait pas accouché d'un questionnaire dont elle en a le secret. Le dernier né sera par essence vite enterré car il est question, en cette période de Toussaint, d'honorer la mort au cinéma. Notre consœur Dasola s'était hâtivement prêté à ce petit jeu de la mort, tandis que d'autres relais ont déjà fleuri telles des chrysanthèmes sur un tombe du côté de Nightswimming, Les films de Fab ou encore Persistance rétinienne. Voici ce qu'il en est de l'oraison funèbre de DavidéoCiné.




1 - Quel est le plus beau meurtre cinématographique ?
Le plus beau, car le plus cruel et impensable, est celui perpétré par Michael Corleone (Al Pacino) à l’encontre de son frère Fredo (John Cazale) à la fin du Parrain II. Une culpabilité inaltérable en découlera.

2 - Quel est à vos yeux le cinéaste le plus morbide ?
Quand on a réalisé une demi-douzaine de films dont le titre contient  le mot "mort" (ou "death" en Anglais), on ne peut être que morbide, non? Ce n’est pas George Romero qui dira le contraire.

3 - Et le film le plus macabre ?
Je me souviens d’un slasher des années 1980 avec des ados : Carnage. Un film de genre parmi tant d’autres mais qui m’avait glacé le sang à l’époque.

4 - Quel est le personnage dont la mort à l'écran vous a le plus ému ?
Joss Beaumont alias Jean-Paul Belmondo dans Le professionnel. Quand votre héros fétiche incarne un justicier que la Justice élimine, forcément, ça fait de la peine.
Mais aussi le suicide de James Whitmore dans Les évadés. Un geste qui met un terme à une liberté devenue insupportable après sa "vraie" vie passée derrière les barreaux.

5 - Et celle qui vous a le plus soulagé ?
Henry "Frank" Fonda dans Il était une fois dans l’ouest. Une ordure pareille qui a sur les mains le sang des crimes les plus infâmes, ça fait trop plaisir de le voir agoniser à l’issue du duel final.

6 - Quel est votre zombie favori ?
J’ai un faible pour Bill Murray dans Zombieland, car les zombies cool, ça dépayse un peu.


7 - Pour quelle arme du crime, gardez-vous un faible ?
Ce n’est pas l’arme du crime mais plutôt l’arme à dissimulation des preuves du crime. A savoir la scie à bois électrique dans laquelle Peter Stormare y mouline ses victimes sans émoi dans Fargo. Je le vois encore y bourrer la jambe de Steve Buscemi. Et avec la chaussette s'il vous plaît.

8 - Quelle personnification de la mort vous a le plus marqué ?
La dualité qui s’impose à Bruce Willis dans Sixième sens est particulièrement saisissante. Robert de Niro dans Angel Heart est carrément déroutant également.

9 - Quelle séquence d'enterrement vous a semblé la moins convenue ?
Encore une référence "coenienne" : celle des obsèques de Donnie (tiens, encore Steve Buscemi "tué" par les Bros!) dans The big Lebowski où le vétéran John Goodman s'empêtre dans une discours invraisemblable en lançant les cendres du défunt face au vent ; lesquelles se répandent alors sur le visage d’un Jeff Bridges médusé. Si ça c'est convenu...

10 - Quel est votre fantôme fétiche ?
Tous les fantômes qui viennent polluer et pimenter l’après-midi de la jeune héroïne du Voyage de Chihiro.



11 - Avez-vous déjà souhaité la mort d'un personnage ?
Par pitié certainement, j’aurais souhaité au soldat Joe Bonham qu’il ne se réveille pas dans Johnny s’en va-t’en guerre.

12 - A l'approche de votre mort, si vous aviez le temps de mettre en ordre vos affaires, quel film souhaiteriez-vous avoir la possibilité de regarder une toute dernière fois ?
Je pense à Mystic river de Clint Eastwood, pour l’ampleur et la variété des sentiments qu’il fait s’entrechoquer. Mais il pourrait y en avoir tant d’autres.

13 - Pour quel tueur en série avez-vous de la fascination ou à défaut de l'indulgence ?
Le Ghost Dog, aka Forest Whitaker. Un tueur solitaire qui n’a pour seule compagnie que des pigeons qu’il tente d’apprivoiser, c’est fascinant.

14 - Quel est votre vampire de chevet ?
C’est une référence récente et iconoclaste : Ethan Hawke dans Daybreakers, aussi élégant que civilisé, il lutte pour retrouver son aspect humain.

15 - Quel film retenez-vous parmi tous ceux dont le titre (original ou traduit) évoque la mort ?
La mort en direct de Bertrand Tavernier avec l'irremplaçable Romy Schneider en proie au voyeurisme d'un Harvey Keitel instrumentalisé par un système médiatique de crevards. Un film poignant qui, trente ans plus tard, est toujours plus d'actualité.

16 - Rédigez en quelques lignes la future notice nécrologique d'une personnalité du cinéma.
Voilà déjà pas mal d’années que mon esprit se prépare à répondre à cette question au sujet de l’idole de toujours : Jean-Paul Belmondo. Mais je ne peux me résoudre à exécuter cette tâche. Le moment venu…

17 - Quelle représentation d'exécution capitale vous a semblé la plus marquante ?
L’exécution arbitraire, mais évitée, d’Yves Montand dans L’aveu. Les grosses lunettes noires sur les yeux qui obscurcissent un peu plus la voie de la justice en pleine terreur soviétique.


18 - Quel est votre cimetière préféré ?
Sans rival possible ce sera Sad Hill, lieu central et final des convoitises du Bon, la brute et le truand. Avec ce vieux Eli "Tuco" Wallach qui cavale éperdument au milieu des allées circulaires du cimetière sur la musique diabolique d’Ennio Morricone. Succulent.


19 - Possédez-vous un bien en rapport avec le cinéma que vous pourriez coucher sur votre testament ?
Des dicos Collector : les Larousse des FILMS et du CINÉMA (éditions 1992) devenus poussiéreux à l’époque du tout web-info.

20 - Question subsidiaire DavidéoCiné : en sus du plus beau meurtre au cinéma, lequel estimez-vous le plus foireux ?
La mise en scène sinistre et vaseuse du cambriolage en point de départ de l’intrigue de 7h58 ce samedi-là de Sydney Lumet. Au regard du résultat, c’est même plus que foireux.


ndla : le premier qui aura reconnu de quel film est tiré le premier cliché de ce billet inscrira 5 points dans la compétition des Jeux en images
réponse : Les révoltés de l'An 2000

samedi 30 octobre 2010

JEU 381 - Halloween

La nuit des masques approche. Préparez-vous à voir d'affreux jojos débouler vers chez vous. Ces masques-là, avec tête ou pas, n'ont pas été vus dans Halloween. Mais alors, dans quels films ?
Précision : 40 points en jeu - 2 bonnes réponses maxi par joueur

1 = Mongol

2 = Un conte de Noël

3 = Kick-Ass (Maydrick)

4 = Looking for Eric (Ronnie)

5 = Vanilla sky (MaxLaMenace89)

6 = De la guerre

7 = The dark knight (MaxLaMenace89)

8 = Julia (Heavenlycreature)
 
Vainqueurs
MaxLaMenace89 : 10 points
Heavenlycreature : 5 points
Maydrick : 5 points
Ronnie : 10 points (dont 5 de bonus)

jeudi 28 octobre 2010

Les petits mouchoirs

Quand un cinéaste annonce qu’il sort d’un cycle de trois années passé à travailler intensivement sur un même projet pour accoucher du "film de (sa) vie", on est enclin à s’attendre à un résultat proche de la perfection (me vient en tête la cas Avatar et son orfèvre James Cameron). Quand ce cinéaste se nomme Guillaume Canet, qu’il est un acteur français jeune mais confirmé et naturellement populaire, qu’il a déjà pris le risque de passer derrière la caméra avec la réussite que l’on sait (Mon idole, Ne le dis à personne), qu’il explique avoir livré une œuvre qui "parle de la vie dans tous ses états, de la joie d’être entre potes, mais aussi de la gravité des situations dans lesquelles on peut se trouver quand on est justement entre potes", et qu’il a choisi les meilleurs acteurs de sa (de notre) génération - ses potes justement - tels que François Cluzet, Benoît Magimel, Gilles Lellouche, Marion Cotillard ou Jean Dujardin, on peut difficilement contenir son enthousiasme. On a envie de remonter la file d’attente comme un dératé et être le premier à prendre place dans son fauteuil, sourire crédule. On est prêt à crier "Allez Guillaume, montre-nous que tu es le Roi !". On est chaud, on est bouillant. On y croit, tout simplement. Et puis, à la fin, on a vu Les petits mouchoirs. Et on pleure, beaucoup et abondamment, mais pas de bonheur ou d’un adorable chagrin. Non, on pleure de dépit.


Ce dépit est à la hauteur des espoirs placés dans un film qui promettait de s’inscrire comme une référence hexagonale du buddy movie dramatique ; il est univoque et péremptoire. Guillaume Canet a beau déclarer avoir fait son film "avec tellement de sincérité que si on critique ce travail-là, je n’aurai (…) rien à me reprocher, je sais que j’ai fait de mon mieux", la liste des failles décelables dans Les petits mouchoirs est longue et sujette à toutes les critiques, et à guère de compliments.

Le synopsis est le fruit d’un problème de santé, lequel, il y a quelques années, avait immobilisé Guillaume Canet sur un  lit d’hôpital pendant un mois. A l'écran, c’est un grave accident de scooter qui envoie Jean Dujardin en service de soins intensifs alors que ses amis s’apprêtent à rejoindre la demeure estivale de Cluzet comme chaque début d’été. Injecter une dose d’empirisme dans un script pour le rendre plus vrai et plus proche du spectateur, et y parler de ses propres souffrances est tout à fait loyal. Utiliser un événement imprévisible et tragique pour créer un déclic propice à se parler vraiment l’est tout autant. Malgré ses inspirations prises notamment chez Lawrence Kasdan et John Cassavetes, Canet ne parvient pourtant jamais à rendre son décor réaliste. Les fameux secrets qui sont amenés à ébranler le groupe et si possible à être brisés ne sont en fait que quelques cicatrices individuelles mal refermées. Ils ne relèvent en rien d’un socle d’amitié mensonger, ni de trahisons d’un Judas. Seule la relation installée entre Magimel et Cluzet pourrait justifier d’un malaise latent. Mais c’est là que Canet s’est également fourvoyé.
Le point de départ de ces querelles est aléatoire et plus inhérent à celui d’une comédie de situation à la Francis Veber qu’à une expérience de vie saisissante à la Claude Sautet (dont Vincent, François, Paul et les autres eut été le meilleur parangon imaginable).
Il en découle que la plupart des personnages manque de justesse dans leur tempérament et comportement. Laurent Lafitte jouant les ados débiles et sans expérience, Cluzet exagérément irascible et métamorphosé en Jack Nicholson version Shining, Lellouche en tombeur insatiable et finalement désintégré quand il se sait quitté, tout cela est forcé.
Par répercussion, certaines scènes à caractère comique ou tragique sonnent totalement faux et desservent le propos là où la volonté était de le conforter. On peut citer l’incident de bateau quand Lafitte se précipite sur son portable pour répondre à un texto, l’expression de la colère de Cluzet qui s’en prend verbalement aux enfants ou physiquement aux parois de sa maison. Mais aussi, et surtout, c’est la séquence finale qui, s’en en divulguer la nature, atteint un summum de condescendance larmoyante. Après cent cinquante minutes d’un film où on aura en permanence (et en vain) souhaité et attendu d’être touché et envahi d’émotions par une identification à tel(le) ou tel(le) personnage (c'est quand même ce qui nous avait été vendu par Canet puis relayé par les médias), cette insupportable conclusion ne fait qu’accélérer le ressentiment envers un film qui nous a menti.

Les petits mouchoirs, très médiocre donc, vient affaiblir la légitimité du César du meilleur réalisateur que Guillaume Canet avait obtenu en 2007 pour son thriller Ne le dis à personne. Toujours en effervescence, il s’attelle actuellement à réécrire - en compagnie de James Gray (excusez du peu) - le remake US des Liens du sang, très bon polar de 2008 dans lequel il campait un jeune flic confronté à un frère aîné truand et idole de la famille (encore Cluzet). Un exercice collégial, et moins risqué, qui se rapproche de Ne le dis à personne et qui devrait lui permettre de redorer son blason. C’est tout ce que je lui souhaite.

- Sortie cinéma le 20 octobre 2010
- Situez Les petits mouchoirs parmi les films sortis en 2010

mercredi 27 octobre 2010

JEU 380 - Dans les rues

Ces rues et quartiers sont supposés évoquer en vous le souvenir d'un film qu'il vous reste à identifier.
Rappel : 5 points par image / 1 seule proposition par commentaire

1 = Hunger (JP13)

2 = L'échange (The changeling) (MaxLaMenace89)

3 = The machinist (Maydrick)

4 = JCVD (MaxLaMenace89)

5 = MR 73

6 = Harvey Milk
Vainqueurs
MaxLaMenace89 : 10 points
JP13 : 5 points
Maydrick : 5 points

mardi 26 octobre 2010

JEU 379 - George Clooney

Il s'appelle George, on le dit beau et séduisant (jusqu'ici rien de plus normal) et il est Américain. Normal aussi puisque dès demain, George Clooney sera à l'affiche du polar The American signé Anton Corbijn. En attendant cette affiche elle aussi séduisante, identifiez Mister Nespresso dans chacun de ces cinq films (5 points par film).
Précision : une seule bonne réponse accordée par joueur

1 = In the air (FB28)

2 = Jeux de dupes (Maydrick)

3 = Michael Clayton (Carbro40)

4 = Burn after reading (MaxLaMenace89)

5 = Les chèvres du Pentagone (Caroline)
Vainqueurs
MaxLaMenace89 : 5 points
Caroline : 5 points
Carbro40 : 5 points
FB28 : 5 points
Maydrick : 5 points

dimanche 24 octobre 2010

Kaboom


A l’aune du savoir infini et globalement inexpliqué dont regorge l’univers, le cerveau humain est sans aucun doute l’autre phénomène le plus extraordinaire que l’on connaissance. Tout autant qu’un autre, celui de Gregg Araki mérite d’être disséqué. Il serait alors curieux de déterminer la genèse de Kaboom, son neuvième long métrage particulièrement sibyllin et vecteur de scepticisme.

On savait le cinéaste américain aux racines asiatiques instinctivement porté sur la question de l’adolescence croulant sous une quête existentielle ravageuse au travers de portraits marqués par toutes les expérimentations sexuelles et des dérives parfois mortelles. The doom generation, datant déjà de 1995, s’inscrit comme le fleuron de ce cinéma trash et artistique tandis que l’adulé Mysterious skin (2004) se montre toujours plus intransigeant et (trop) explicite. Kaboom, nouvel essai très "arakien" dans son approche d’une jeunesse (dés)abusée, ne déroge pas à ces traditions. Les personnages : des étudiants issus d’un campus universitaire (mais on est bien loin du cliché champions de foot ou de basket-ball et pom-poms girls), aussi différents que complémentaires, aimeraient prendre en main leurs convictions et un destin qu’ils ne maîtrisent évidemment pas.
Au premier plan, Smith est un jeune éphèbe brun aux yeux bleus qui incarne une sorte de pureté bien fragile. Il est idéalement mis en lumière par Thomas Dekker (qui n’est pas sans rappeler le Jared Leto de Requiem for a dream) et se montre indécis sur son orientation sexuelle définitive. C’est pourquoi il est tout ouvert aux opportunités quelles qu'elles soient et répond aussi généreusement aux attentes répétées de l’affamée London qu’aux propositions diverses de mâles en rut. A côté de ça, il aimerait bien se taper Thor, son partenaire de chambrée hétéro involontairement inspiré du Brice de Nice de Dujardin, quand il ne disserte pas de tout ce foutoir avec Stella, sa confidente brouteuse de gazon, elle-même harcelée par une girlfriend nympho et ensorceleuse.
Toutes ces personnalités, Gregg Araki sait parfaitement leur insuffler les sens du corps et de l’esprit pour ensuite les confronter. Cependant, faute de renouvellement de ses premières intentions, il ne fait que s’auto paraphraser. Tout juste pourra-t-on savourer la scène du mode d’emploi du clitoris savamment récité par la peu chaste London, alias Juno Temple (vue dans Mr. Nobody). Travail appliqué, et empirique, dans tous les sens du termes.
Mais Kaboom ne s’arrête pas à ces considérations sociologiques ressassées. Sous l’impulsion d’hallucinations prenant la forme de persécutions meurtrières, ressenties et redoutées par Smith (et d’autres), Araki s’engage dans une voie fantastico-apocalyptique qui s’apparente plus à une diversion extravagante qu’à une incursion inattendue et opportune dans un genre nouveau. La seconde partie du film prend ainsi des allures de thriller sans qu’on y croie vraiment, faute d’évidence. Et pour cause : le dénouement, simpliste et schématique, relève d’un gag saugrenu en vogue et guère digne d’un metteur en scène qui aime à bousculer le conservatisme ambiant.

Voila donc de quoi ressortir d’une séance avec une moue joyeusement grimaçante en prémices à bon nombre d’interrogations. Et ce n’est pas grâce à son titre - à résonance certes explosive mais qui découle déjà de l'aléatoire - que Kaboom nous aura envoyé ses premiers éléments de réponses.

ndla : Merci à Raphaël de Way to Blue pour l’invitation à la séance

samedi 23 octobre 2010

JEU 378 - Flingues

A ceux qui n'ont pas peur des armes à feu, je propose de découvrir l'identité des films dans lesquels ces modèles apparaissent.
Rappel : 5 points par image / 1 seule proposition par commentaire

1 = Étreintes brisées

2 = X-Men origins : Wolverine

3 = Les affranchis (Kschoice)

4 = Millénium 2

5 = Incassable (MaxLaMenace89)

6 = A single man (Ronnie)
Vainqueurs
MaxLaMenace89 : 5 points
Ronnie : 5 points
Kschoice : 5 points

mercredi 20 octobre 2010

JEU 377 - De dos

Pour faire face à ce défi, il vous est demandé d'identifier chacun des 6 films ci-dessous.
Rappel : 5 points par image / 1 seule proposition par commentaire

1 = Les chèvres du Pentagone

2 = Bliss (Silice)

3 = Dead zone

4 = Rapt (Fredastair)

5 = (500) jours ensemble (PierreAfeu)

6 = The crazies (Columboy)
Vainqueurs
PierreAfeu : 5 points
Silice : 5 points
Columboy : 5 points
Fredastair : 5 points

mardi 19 octobre 2010

Mother

Mother, c’est le combat sans bornes d’une mère un peu folle pour innocenter son simplet de fils accusé du meurtre d’une adolescente (le bougre s’est déjà laissé accuser d’un petit délit à la place de son ami).
Pour son quatrième long-métrage, le réalisateur sud-coréen Joon-ho Bong est revenu à la trame policière, celle qui l’avait révélé dans le très soigné Memories of murder (2004), mais qu’il avait délaissée à l’occasion de son plus occidental et non moins performant The host (2006). Moins classique que Memories of murder, ce Mother est plus un drame flirtant avec une aliénation de plus en plus palpable quand la vérité - ou celle que l’on souhaite - se rapproche. Comme c’est d’accoutumée dans le cinéma asiatique et tout particulièrement coréen, les incursions dans la comédie sont imparables (il est toujours de bon ton de moquer les forces de l’ordre, à l’instar de The chaser qui n’avait pas fait exception) et la mise en scène est évolutive (on pourra souligner les récits relatant la scène de crime à la Rashomon). Mother n’est pas une œuvre maîtresse mais il conforte la belle tenue du cinéma coréen actuel.

Première publication de cet article le 23/07/2010 à l'URL : http://davideo.blogs.allocine.fr/davideo-276274-mother__madeo.htm

lundi 18 octobre 2010

JEU 376 - Enfants

Une bouille = un film = cinq points.
Rappel : 1 seule proposition par commentaire

1 = Mr. Nobody (Erallion)

2 = Batman begins (MaxLaMenace89)

3 = Ricky (Caroline)

4 = Repo men (MaxLeMenace89)

5 = I love you Phillip Morris (JP13)

6 = Mesures exceptionnelles
Vainqueurs
MaxLaMenace89 : 10 points
JP13 : 5 points
Caroline : 5 points
E. Rallion : 5 points

vendredi 15 octobre 2010

JEU 375 - Films français 2009

Tout est dans le titre. Il vous suffit d'identifier chacun de ces 6 films qui ont comme points communs d'être de production française et d'être sortis en salles durant l'année 2009.
Rappel : 5 points par film identifié / 1 seule proposition par commentaire

1 = Une affaire d'état (Maydrick)

2 = Les beaux gosses (Carbro40)

3 = RTT (Caroline)

4 = Coco Chanel & Igor Stravinsky

5 = Qu'un seul tienne et les autres suivront (Maydrick)

6 = Un prophète (Ronnie)
Vainqueurs
Maydrick : 10 points
Ronnie : 5 points
Caroline : 5 points
Carbro40 : 5 point