mardi 30 novembre 2010

JEU 390 - Money

Alors que l'hiver s'installe froidement, les Restos du Coeur réouvrent inlassablement leurs portes. Et sur fond de crise financière, leurs comptes semblent précaires. A mon humble échelle, voici la seule quête que je peux mettre à disposition de cette noble cause.
Rappel : 1 seule proposition par commentaire.

1 = Notorious

2 = Requiem for a dream

3 = La disparition d'Alice Creed

4 = American gangster (MaxLaMenace89)

5 = Rapt (Maydrick)

6 = The box (Fredastair)

Vainqueurs
MaxLaMenace89 : 5 points
Maydrick : 5 points
Fredastair : 5 points

samedi 27 novembre 2010

JEU 389 - Insolite

Un peu de fantaisie et d'originalité avec ce quiz spécial clichés insolites. Le principe est immuable : 1 film identifié = 5 points glanés.
Rappel : 1 seule proposition par commentaire

1 = My own love song (MaxLaMenace89)

2 = Brüno (PierreAfeu)

3 = Les plages d'Agnès

4 = Tetro (PierreAfeu)

5 = Mr. Nobody (E. Rallion)

6 = Nanny McPhee et le big bang (Palilia)

Vainqueurs
PierreAfeu : 10 points
MaxLaMenace89 : 5 points
Palilia : 5 points
E. Rallion : 5 points

jeudi 25 novembre 2010

JEU 388 - Bruce Willis

Alors que vous votez encore et toujours pour la filmo idéale de Bruce Willis, voici maintenant le quiz sur le même homme. Reconnaissez chaque film dans lequel il apparaît et scorez 5 points par unité.
Attention : 3 bonnes réponses maximum par joueur
Rappel : 1 seule proposition par commentaire

1 = Expendables (Heavenlycreature)

2 = Panique à Hollywood (MaxLaMenace89)

3 = Planète terreur (Ronnie)

4 = Alpha dog (Ffred)

5 = Sixième sens (The Civil Servant)

6 = The player (Maydrick)

7 = L'armée des 12 singes (Ronnie)

8 = Clones (Ronnie)

Vainqueurs
Ronnie : 15 points
MaxLaMenace89 : 5 points
Ffred : 5 points
Maydrick : 5 points
Heavenlycreature : 5 points
The Civil Servant : 5 points

lundi 22 novembre 2010

Bruce Willis, Dernier samaritain (Top 5)

Bruce Willis est à l’affiche de Red, de Robert Schwentke

Pour avoir exhibé ses biscotos dans la saga Die hard débutée il y a plus de vingt piges, Bruce Willis a décomplexé les porteurs de Marcel et tourné le dos à la série Clair de lune qui l’avait confortablement lancé sur les plateaux. Il a depuis durablement et avantageusement pérennisé les films d’action de péteur de genoux gonflé à la testostérone pour devenir la star que l’on sait. Mais qu’est-ce qui le différencie alors d’un Stallone ou un Seagal pour justifier aujourd’hui ce si rare honneur d’être en vedette dans cette rubrique du Top 5 ? Qui plus est à l’égal d’un Depardieu ou un Leo DiCaprio s’il vous plaît.
Et bien c’est con, mais déjà parce que le Bruce on l’aime bien. Il a beau faire des merdes en pagailles comme Armageddon, Une vie à deux, Mon voisin le tueur, Les larmes du soleil, 16 blocs, Panique à Hollywood, Clones ou cette année le suprêmissime étron The Expendables, et ne pas avoir plus de deux expressions de comédien, c’est pas grave, on l’aime bien. Ceci est sans doute lié à sa gueule et son sourire en coin plutôt charmeurs.
Au-delà de ces considérations quelque peu superficielles, il faut reconnaître que le bonhomme a du nez pour prendre part à des projets d’envergure. Au premier rang desquels il faut citer Pulp fiction, Palme d’or en 1994, dans lequel il transcendait son destin de boxeur pourri en justicier amoureux. Dès lors, son nouveau statut lui assura les premiers rôles dans des films plus régulièrement remarquables : L’armée des 12 singes, Le cinquième élément, Sin City, Planète terreur ou Alpha dog. Sans oublier bien sûr ses prestations plus tourmentées, et donc plus intéressantes que d’accoutumée, devant les caméras de M. Night Shymalan pour Sixième sens et Incassable. Allons-y maintenant pour le best of du Bruce.
Bruce Willis en filmo : IMDB, Wiki, Allociné, Cinefriends.

Les favoris de DavidéoCiné
1. Pulp fiction
2. Sin City
3. L’armée des 12 singes
4. The player
5. Incassable

Les films préférés des internautes
(votes permanents)

1. Pulp fiction (35 points, 4 fois premier)
2. L’armée des 12 singes (23, 1)
3. Une journée en enfer (16, 2)
4. Piège de cristal (12, 1)
5. Incassable (12)
6. Sixième sens (11, 1)
7. Sin City (8)
8. La mort vous va si bien (5)
9. Le cinquième élément (3)
9. Ocean's twelve (3)
9. Code Mercury (3)
12. Le chacal (2)
12. The player (2)

Merci de leur participation à : Heavenlycreature, Ffred, Fredastair, Kschoice, MaxLaMenacePierreAfeuCarbro40 et Félix.
Retrouvez l'ensemble des filmographies de comédiens et réalisateurs ainsi que les principes d'usage sur cette page.

dimanche 21 novembre 2010

Leonardo DiCaprio, La race des seigneurs (Top 5)

Avec Shutter island et Inception, deux grosses productions ambitieuses, remarquées et globalement réussies, l'année 2010 fut faste pour Leonardo DiCaprio. C'est pourquoi DavidéoCiné rediffuse ce Top 5 qui lui fut consacré début 2009 à l'URL suivant : http://davideo.blogs.allocine.fr/blogs/davideo-210159-leonardo_dicaprio___la_race_des_seigneurs.htm. L'occasion pour vous de spécifier ou ajuster vos préférences.



Glorifié en 1997, à vingt-trois, pour son interprétation dans le très iconoclaste Roméo + Juliette, puis starifié l’année suivante grâce au stratosphérique Titanic de James Cameron, Leonardo DiCaprio est aujourd’hui un monument hollywoodien.
Onze ans après le naufrage réussi de L’insubmersible, celui qui a été découvert très jeune dans des séries télé (Santa Barbara, Quoi de neuf docteur?) retrouve aujourd’hui Kate Winslet, sa partenaire de l’époque, dans le nouveau drame très prometteur de Sam Mendes: Les noces rebelles. Il n’est ici plus question de voyage en troisième classe ni d’icebergs fatals mais d’un portait de couple, a priori tout aussi romantique, en quête d’identité dans l’Amérique des années 1950. Le beau (diront les filles) ou l’excellent (diront les fans) Leo a le charisme des plus grands face à la caméra, et il explose dans chacune de ses prestations. Et ça fait un moment que ça dure.

Laissée de côté son apparition dès 1994 dans Critters 3, c’est dans les longs-métrages suivants qu’il est remarqué en dépit de farouches concurrents au casting: Gilbert Grape (en attardé mental il éclipse son grand frère Johnny Depp, trop normal), Blessures secrètes (en beau-fils maltraité de Robert De Niro avec aussi Ellen Barkin), Mort ou vif (western de Sam Raimi avec Gene Hackman, Faye Dunaway et Russell Crowe). Dans cette période du milieu des années 1990 où sa frimousse sied à merveille à des rôles d’ados paumés, on aura aussi pu l’apercevoir dans Basketball diaries au côté de Mark Wahlberg ainsi que dans des productions dites d’époque (il est Rimbaud dans Rimbaud Verlaine puis Louis XIV dans L’homme au masque de fer).
Le Titanic coulé, sa carrière est définitivement propulsée alors qu’il tourne avec certains des plus grands réalisateurs du moment. Il tient les premiers rôles dans La plage de Danny Boyle, Celebrity de Woody Allen, Arrête-moi si tu peux de Steven Spielberg, Blood diamond d’Ed Zwick, Mensonges d’Etat de Ridley Scott. Toujours convaincant, DiCaprio trouve en la personne de Martin Scorsese un mentor qui lui octroie certains de ses plus grands rôles dans ses meilleurs films (comme un certain Robert De Niro en son temps). Il est résolu à se venger du boucher Daniel Day-Lewis dans Gangs of New York (2003). Dans la foulée, il prend les traits du producteur mégalo Howard Hugues dans le biopic Aviator (Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique) avant de jouer les taupes au cœur de la mafia dans Les infiltrés avec Matt Damon et Jack Nicholson (2006). Et maintenant, à vos votes !

Filmos de Leo : IMDB, Wiki, Allociné, Cinefriends.

Les favoris de DavidéoCiné
1. Les infiltrés
2. Les noces rebelles
3. Shutter Island
4. Gangs of New York
5. Aviator


Les films préférés des internautes
(votes en cours)

1. Les infiltrés (55 points, 8 fois premier)
2. Les noces rebelles (42, 3)
3. Arrête-moi si tu peux (34, 1)
4. Titanic (29, 2)
5. Aviator (29, 2)
6. Gangs of New York (22)
7. Shutter Island (13)
8. Roméo + Juliette (12, 2)
9. Blood diamond (11)
10. Mort ou vif (7)
11. Basketball diaries (6)
12. Inception (6)
13. L'homme au masque de fer (5, 1)
14. La plage (5)
15. Les cent et une nuits de Simon Cinéma (4)
16. Critters 3 (3)
17. Fleur de poison (1)
17. Gilbert Grape (1)
17. Mensonges d'Etat (1)
17. Blessures secrètes (1)

En remerciant de leur contribution : Ptiterigolote, Anna, Vincent, PierreAfeu, Anthoy, Santu2b, Yasss, Mathieu, Ffred, Marcel, Môman, Heavenlycreature, Goodfellas, PL, Carbro40, Sniff, Manondicaprio et Fredastair.
Retrouvez l'ensemble des filmographies de comédiens et réalisateurs ainsi que les principes d'usage sur cette page.

samedi 20 novembre 2010

JEU 387 - TV

Six écrans pour six films à identifier. Chaque identification rapporte 5 points.
Rappel : 1 seule proposition par commentaire

1 = Wall-E (Carbro40)

2 = La cité de dieu

3 = Le couperet (MaxLaMenace89)

4 = Max Payne (Kschoice)

5 = La fille de Monaco

6 = Bad Lieutenant : Escale à La Nouvelle-Orléans (Ronnie)

Vainqueurs
Kschoice : 5 points
MaxLaMenace89 : 5 points
Carbro40 : 5 points
Ronnie : 5 points

mercredi 17 novembre 2010

JEU 386 - Premier film

Innovons avec une thématique inédite sur DavidéoCiné : vous devez identifier les longs métrages ci-dessous qui sont tous les premiers de leur réalisateur respectif. Ça limite les possibilités, donc c'est donné. Non ? On va voir.
Rappel : 1 film = 5 points / 1 commentaire = 1 proposition

1 = J'ai tué ma mère de Xavier Dolan

2 = Sans laisser de traces de Grégoire Vigneron (Ffred)

3 = Bus Palladium de Christopher Thompson

4 = Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar

5 = Gone baby gone de Ben Affleck (Kschoice)

6 = Crazy Heart de Scott Cooper (JP13)

Vainqueurs
Kschoice : 5 points
Ffred : 5 points
JP13 : 5 points

lundi 15 novembre 2010

Gérard Depardieu, Le cannibale (Top 10)

Avec La tête en friche, le tout frais Potiche ainsi que l'inclassable et hyper jubilatoire Mammuth - qui pourrait (ou devrait plutôt) le voir concourir une seizième fois pour le César du meilleur comédien en février prochain -, le monstre français Gérard Depardieu a agrémenté sa prolifique filmographie de trois nouveaux films en 2010. DavidéoCiné vous propose de revisiter un instant son "palmarès" au travers de ce billet publié originellement le 25 février 2009 (url: http://davideo.blogs.allocine.fr/davideo-215243-gerard_depardieu___le_cannibale.htm). Comme toujours, il tient de votre engagement qu'il soit enrichi.



J’ai 60 ans et un truc (de malade) comme 150 films à mon actif tournés en à peine 40 années. Acteur caméléon, j’ai été bossu, Obélix, génie, facteur, Christophe Colomb, médecin, René la canne, arnaqueur, sodomite, flic, Cyrano de Bergerac, juif, Danton, paysan, avocat, prêtre, Rodin, mineur, buveur sans modération de vin blanc, psychopathe, prof, Porthos et aussi D’Artagnan, homme préhistorique, chanteur ou encore mafieux.
Tout au long de mon vaste parcours, j’ai côtoyé (et côtoie toujours) la fine fleur des comédiens et comédiennes français dont je vous épargne la liste que je vous promets exhaustive. Bien entendu les plus grands réalisateurs français m’ont dirigé, et ce autant dans des registres dramatiques que comiques (Téchiné, Blier, Truffaut, Sautet, Pialat, Veber, Beineix, Corneau, Miller, Berri, Chéreau, Godard, Rappeneau, Resnais). D’autres cinéastes européens ont également marqué ma carrière (Bertolucci, Wajda, Ferreri, Bunuel, Scola, Branagh, Tornatore). Dans le courant des années 1990, j’ai franchi l’Atlantique sans guère de réussite artistique. Cette expérience m’a toutefois permis de tourner pour Peter Weir, Nick Cassavetes, Ridley Scott et Norman Jewison.
Encensé par le public, j’ai également été reconnu par mes pairs et la profession, étant récompensé par de nombreux prix. Quinze fois nominé au César du meilleur acteur (record bien-sûr), je n’ai gagné ce trophée que deux fois : en 1981 pour Le dernier métro puis dix ans plus tard pour Cyrano de Bergerac. Ce personnage au nez péninsulaire m’a également valu un Prix d’interprétation au festival de Cannes ainsi qu’une vaine nomination à l’Oscar. Merci donc à Edmond Rostand et Jean-Paul Rappeneau pour cette fructueuse moisson. J’ai également reçu la coupe Volpi du meilleur acteur à la Mostra de Venise en 1985 pour mon rôle dans Police de Maurice Pialat (ce festival m’honorera pour l’ensemble de mon œuvre en 1997), et aussi le Golden Globe pour un film de comédie grâce à Green card, en 1991. En 2007, le Prix Lumière m’a été décerné pour ma prestation dans Quand j’étais chanteur.
Pour la première fois de ma carrière je viens de tourner sous la direction d’un autre monstre sacré du cinéma français : Claude Chabrol, dans Bellamy, un film policier qui sort aujourd’hui sur les écrans. Je suis, je suis…? Ben… Gérard Depardieu, qui d’autre?

Cet ogre du cinéma hexagonal, que l’on peut aimer autant que détester pour ses excès et incartades, est quoi qu’il en soit un monument national. Sa générosité sans limites qu’il voue au cinéma transparaît toujours devant la caméra. Boulimique donc, Depardieu revendique aujourd’hui ce trait de personnalité, sans ambition et surtout pour ne jamais rien regretter. Une spécificité qui pourrait s’accentuer depuis le décès de son fils Guillaume et continuer à le faire jouer dans des films indignes de son talent. En effet, si Gégé a contribué à quelques dizaines de films importants voire essentiels (en plus de ceux de mon Top 10, citons notamment Le dernier métro, Trop belle pour toi, Sous le soleil de satan, Préparez vos mouchoirs, Camille Claudel, Les fugitifs, 36 quai des orfèvres, Mesrine : L'instinct de mort, Le placard, La femme d'à-côté, 7 morts sur ordonnance, Je vous aime, 1492, Christophe Colomb, Inspecteur la bavure, Mon oncle d'Amérique, Astérix : Mission Cléopâtre, etc.), il a par ailleurs quelques regrettables nanars dans sa musette et désormais une fâcheuse tendance à se caricaturer. Vu l’ampleur de sa filmographie, je vous propose exceptionnellement un classement de ses 10 meilleurs films.

Mon TOP 10 GERARD DEPARDIEU
1. Les valseuses
2. Le choix des armes
3. Tenue de soirée
4. Buffet froid
5. Jean de Florette
6. La chèvre
7. Mammuth
8. Uranus
9. Vincent, François, Paul et les autres
10. La Môme


Les films favoris des internautes 
(votes en cours)

1. Les valseuses (58 points, 3 fois premier)
2. Buffet froid (48)
3. Tenue de soirée (42)
4. La chèvre (41)
5. Cyrano de Bergerac (37, 1)
6. Jean de Florette (36, 1)
7. Quand j'étais chanteur (32, 1)
8. 1900 (28)
9. Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (26)
10. Le dernier métro (24)
11. Sous le soleil de Satan (18)
12. La femme d'à-côté (16)
12. Mon oncle d'Amérique (16)
14. Drôle d'endroit pour une rencontre (13, 1)
15. 36 Quai des orfèvres (13)
16. Dîtes-lui que je l'aime (13)
17. Le garçu (12, 1)
18. Préparez vos mouchoirs (12)
18. Bon voyage (12)
20. Loulou (11, 1)
21. Le choix des armes (11)
21. Mammuth (11)
23. Le retour de Martin Guerre (10, 1)
23. La dernière femme (10, 1)
23. Trop belle pour toi (10, 1)
26. Le colonel Chabert (10)
27. Bellamy (9)
28. 1492 : Christophe Colomb (8) 
28. Le placard (8)
30. La Môme (7)
31. Mesrine - L'instinct de mort (6)
31. Les compères (6)
33. La lune dans le caniveau (4)
33. Tous les matins du monde (4)
35. Tais-toi ! (3)
36. Uranus (3)
36. Danton (3)
36. Rêve de singe (3)
39. Vincent, François, Paul et les autres (2)
39. Mon père ce héros (2)
39. Sept morts sur ordonnance (2)
42. Les temps qui changent (1)
42. Un pont entre deux rives (1)
42. Potiche (1)
42. Je préfère qu'on reste amis (1)
42. Inspecteur la bavure (1)

En remerciant de leur contribution : Ptiterigolote, Anna, Vincent, PierreAfeu, Anthoy, Santu2b, Louis, Alexandre, Ffred et Fredastair.
Retrouvez l'ensemble des filmographies de comédiens et réalisateurs ainsi que les principes d'usage sur cette page.

samedi 13 novembre 2010

JEU 385 - Drapeaux

Tant qu'il y a encore - comme par miracle - deux Français en lice au stade des demi-finales du tournoi de Paris Bercy et que la finale de Coupe Davis n'est pas encore perdue, hissons haut les couleurs de notre grand pays. Et puis un peu celles des autres aussi tiens.
Rappel : 5 points par film identifié

1 = L'ennemi intime (Maydrick)

2 = Brothers (Columboy)

3 = La guerre selon Charlie Wilson (Fredastair)

4 = Secret défense (Ronnie)

5 = Five minutes of Heaven

6 = Les patriotes (Maydrick)

Vainqueurs
Maydrick : 10 points
Fredastair : 5 points
Ronnie : 5 points
Columboy : 5 points

jeudi 11 novembre 2010

The American


La vie de tueur n’est pas enviable. Et pour cause, la vie de tueur n’est pas une vie. Ou alors celle d’un personnage de littérature. Normal, puisque The American est adapté d’un roman, celui de Martin Booth, intitulé A very private gentleman et publié en 1990. The American, le film, trace le portrait d’un tueur à gages, un vrai. A savoir que c’est un professionnel absolu : il vit seul, est sans attaches, n’exprime en général ni sentiment ni opinion, s’impose une hygiène de vie stricte et dispose d’une morale toute particulière puisqu’il vit de la mort de ceux qu’il a mécaniquement exécutés. En cela, le tueur à gages est un gangster à part. Sa discrétion s’oppose à la quête de pouvoir et de notoriété du caïd charismatique, sa fonction purement contractuelle le distingue radicalement du truand brutal sans foi ni loi autant que du tueur en séries psychopathe.

Au cinéma, s’attaquer sérieusement, pour ne pas dire solennellement, à ce genre de personnage avec un grand P implique de la rigueur. Sobriété est le maître mot. Et celui-ci sera propre à sa personnalité puisque, toujours sur le qui vive, le tueur ne fera pas d’esbroufe ; trop attaché à rester en vie il vit essentiellement caché. Et ses pensées sont accaparées par la recherche d’une porte de sortie, celle qui l’amènerait à abandonner ce sacerdoce macabre et sans satisfactions qui revêt finalement l’aspect du fardeau. Par écho, la mise en scène sera du même acabit. Il ne peut alors être question de facéties à la James Bond ni d’explosions ou de scènes d’action effrénées et plus sensationnelles les unes que les autres. Et enfin parce que le cinéma est un art corporel, le tueur doit être joué par un comédien à l’allure stricte et capable de diffuser autant que ressentir de la crainte, en se montrant tour à tour sauvage et en définitive humain.
Si cette présentation somme toute personnelle s’autorisait la prétention d’être avérée, alors un film comme Le samouraï en serait une remarquable démonstration. Et plus de quarante ans après cette œuvre de Jean-Pierre Melville que l’on ne présente plus - idéalement enluminée par la plastique glacée et glaçante d’Alain Delon -, quel plus fidèle et esthétique héritage que The American pouvions-nous escompter ?



Eduqué au journalisme et révélé par la photographie, le Néerlandais Anton Corbijn possédait pas mal d’atouts artistiques pour réussir dans un projet pas simple, car il s’agit ici bien d’un film de genre, même s’il est devenu rare de nos jours. Pour l’élaboration de son scénario, Corbijn a été habilement épaulé par le scénariste Rowan Joffe (lequel a fait ses preuves sur 28 semaines plus tard, le maître film de zombies de Juan Carlos Fresnadillo) qui distille des dialogues laconiques mais précis et a fomenté un récit linéaire et calibré.
Dès lors, Corbijn a appliqué la recette sans fausse note, plantant en premier lieu son décor dans les Abruzzes, région de l’Italie centrale, au cœur d’un village qui renforce la notion d’isolement et d’impasse dans lequel se fourre note tueur (village type provençal : haut perché et constitué d’un dédale de ruelles en coupe-gorge).
Ardent défenseur de la photo en noir et blanc pour ses clichés de stars (il a tout de même flashé des David Bowie, Miles Davis, Dépêche Mode et U2), Anton Corbijn misait sur la même plastique épurée à l’occasion de son premier long métrage Control, biopic très fataliste sur la courte vie de Ian Curtis chanteur du groupe Joy Divison dont il fut également le photographe attitré il y a quelques décennies. Même si avec The American Corbijn est passé à la couleur, il est visuellement indiscutable que les deux films sont du même "père" (son directeur de la photo est à nouveau Martin Ruhe).
La génétique est la même aussi par cette spécificité à creuser inéluctablement le tombeau de leur sujet. Dans Control, Curtis était habité d’un mal être inné que même la musique et (surtout pas) un début de notoriété ne pouvaient guérir, tandis que Jack le tueur froid et solide de The American, qui fait plutôt bien son taf semble équilibré. Mais, acculé par des prédateurs aussi redoutables que lui, il est progressivement envahi de sentiments anxiogènes qui le rendent paranoïaque et perturbent le degré de confiance qu’il pourrait être amené à placer dans les autres. C’est ici que sa relation aléatoire avec le prêtre du village lui octroie des moments de répits et le présente comme quelqu’un de sensé voire respectable. Son sort nous interpelle alors un peu plus. C’est encore plus net dans ses rapports avec les femmes où se traduit ce malaise autodestructeur grandissant. Entre l’énigmatique tueuse avec laquelle il collabore et la prostituée trop fidèle dont il s’éprend, notre gaillard ne sait plus à quel saint (et aussi "sein"et car notre tueur aime beaucoup les femmes) se vouer. L'allure classe de Thekla Reuten et la nudité de Violante Placido valorisent à merveille ces attirances.
Pour camper un anti-héros sérieux, élégant, mature et sensible, le choix de George Clooney n’était peut-être pas l'unique à envisager, mais il est clairement justifié. Son charme opère en permanence et il développe une vraie crédibilité dans ses moments de doute, comme il l'avait déjà laissé entrevoir dans Syriana et Michael Clayton.

Même si d’aucun pourrait reprocher à The American (comme à Control d’ailleurs), son manque de densité narrative voire de renouvellement du genre, cette œuvre est suffisamment belle et accomplie pour être réussie.

Par ailleurs, je suis persuadé que les argumentaires perfides des Corsu, Chris, Heavenly et PierreAfeu ne manqueront pas de venir ébranler mon bel édifice. Je les attends, ambusqué. Avec un pistolet silencieux évidemment. En fait non, je ne suis pas le seul a avoir du goût, Ffred aussi. Je l'en félicite. Sourire.

- Stonimètre : 5/6
- Sortie cinéma le 27 octobre 2010
- Situer The American parmi les films sortis en 2010

Control

En quelques années, le biopic - genre qui tire le portrait de célébrités le plus souvent issues du showbiz' ou de la politique - est devenu prépondérant dans l’industrie cinématographique. Dans cette caste, Control relate la courte vie de Ian Curtis, leader éphémère et suicidé (à 23 ans) du groupe anglais Joy Division qui tenta, à la fin des années 70, de marcher sur les plates-bandes de locomotives du mouvement punk tels que The Clash ou les Sex Pistols. Le réalisateur hollandais Anton Corbijn, photographe de métier, connaît bien son sujet puisqu’il a côtoyé le groupe et réalisé différents reportages photos et clips pour d’autres artistes.
Il filme en noir et blanc et offre une mise en scène épurée sans strass ni drogues ni groupies délurées ; bien loin de superproductions comme Ray, Dreamgirls et La Môme. Choix vital pour une mise en concordance avec un personnage qui n’aura jamais connu les affres ni l’euphorie du culte de la personnalité. La faute à un mal de vivre profond et indicible qui le ronge à petit feu. Il subit bien involontairement sa propre mise en abîme que ni la présence (prématurée) d’un enfant ni l’amour porté par femme et maîtresse ne pourront empêcher. Ce tiraillement amoureux accentuera bien au contraire ses doutes, sa fragilité et sa chute. La description des effets du mal-être maîtrisée, ne restait qu’à étoffer le sujet. Problème.
A être trop économe, Corbijn - plus habitué à l’image qu’à l’écriture (le scénario est adapté de l’œuvre de la femme de Curtis) - occulte cet ingrédient obligatoire, surtout dans un portrait, qu’est l’explication. Nous étions en effet en droit d’en apprendre davantage sur l’origine du désarroi de ce chanteur malheureux (famille, environnement social) et son approche de la musique (il écoute des disques de David Bowie et Iggy Pop comme n’importe quel fan mais le déclic vers le passage à la scène n’est pas abordé).
Souvenez-vous par ailleurs de ce nom : Sam Riley, acteur anglais de 28 ans, tellement criant de vérité qu’il a réellement dû s’appeler Ian Curtis dans une vie antérieure. En femme trompée indulgente, Samantha Morton (Accords et désaccords, Minority report, In America) est comme toujours impeccable et délicieuse. Pour les amateurs de musique rock, ce film est l’occasion de (re)découvrir et écouter en boucle She’s lost control, un pur morceau bien d'époque à écouter en boucle.

Article publié le 1er juin 2008 à l'url http://davideo.blogs.allocine.fr/davideo-171328-control.

mardi 9 novembre 2010

JEU 384 - Dernier plan

Avant le générique de fin et le retour de la lumière, le film se termine sur un ultime plan. Comme un de ceux-ci. Mais l'aurez-vous mémorisé ?
Rappel : 5 points pas film identifié / 1 seule proposition par commentaire

1 = A serious man (PierreAfeu)

2 = Le livre d'Eli (JP13)

3 = Wolfman (MaxLaMenace89)

4 = Les aventures de Rabbi Jacob (icililli84)

5 = Sleepy hollow (MaxLaMenace89)

6 = Faubourg 36

Vainqueurs
MaxLaMenace89 : 10 points
icilili84 : 5 points
PierreAfeu : 5 points
JP13 : 5 pointss