mercredi 30 mars 2011

4eFILM_Ep19 - Chasse à l'Homme

Dire de ces gars-là qu'ils sont des troisièmes couteaux serait sans doute encore trop avantageux.
Cela dit, les négliger vous empêcherait de palper les points qui vont bien.

1 : Virgin suicides (Ronnie)

2 : MIIB (Fredastair)

3 : Max Payne (MaxLaMenace89)

4 : The Machinist (Columboy)

5 : RocknRolla

6 : Kaboom (fb28)

7 : Tournée (Fredastair)

8 : Des hommes et des dieux (Fredastair)

9 : In the Air (Columboy)

10 : L'affaire Farewell
VAINQUEURS
Fredastair : 12 pts
Columboy : 9 pts
MaxLaMenace89 : 5 pts
FB28 : 5 pts
Ronnie : 5 pts

L'homme de Rio

Simple soldat de garnison, Adrien Dufourquet profite d’une permission de huit jours pour retrouver sa fiancée Agnès à Paris. Alors qu’au même moment une statuette indienne est dérobée dans un musée parisien, Agnès, fille d’un ethnologue disparu, est enlevée sous les yeux d’Adrien. Une course-poursuite périlleuse et obstinée le mène alors jusqu’à Rio au Brésil où il va tenter d’arracher la belle à ses ravisseurs.

Sorti deux ans après Cartouche, L’homme de Rio marque la seconde collaboration entre le réalisateur Philippe de Broca et Jean-Paul Belmondo. La verve commune qui les unit autour des comédies d’aventures et des péripéties tropicales poussera les deux hommes à tourner quatre autres films ensemble (dont Les tribulations d’un Chinois en Chine et Le magnifique). Cette histoire de chasse au trésor - inspirée des aventures de Tintin -, de Rio de Janeiro jusqu’à la forêt amazonienne, était le prétexte idéal pour Belmondo de faire étalage des pitreries et cascades dont il raffolait tant. Très spectaculaires, elles le rendront célèbre et le feront devenir le chouchou du public. Escalade de la façade d’un hôtel au-dessus des plages de Copacabana, jeu de funambule sur une planche entre deux échafaudages ou encore saut en parachute d’un avion sans pilote, Bébel se fait plaisir, allant même jusqu’à épater Gil Delamare, le chef des cascades et des effets spéciaux durant le tournage. L’homme de Rio brille donc par les facéties de sa vedette masculine mais aussi par les enfantillages de la douce Françoise Dorléac, aussi excellente en otage droguée qu’en aventurière capricieuse et passionnée. La présence de Jean Servais (Le jeu de la vérité, Du rififi chez les hommes) confère au film une facette inquiétante voire mortelle. Philippe de Broca sut profiter de l’époque où Brasilia, l’actuelle capitale brésilienne, était en construction pour articuler son récit autour d’un environnement en pleine mutation : construction massive d’immeubles, déforestation intensive. Ecolo le monsieur? Sans doute un peu. Malgré un scénario très simplifié et guère contraignant, L’homme de Rio sera l’un des plus gros cartons du box-office français de l’année 1964. Il restera plus de trois mois à l’affiche et totalisera près de 5 millions d’entrées. Film charnière donc, il cristallisait l’aptitude de Belmondo à jouer la comédie en y intégrant des fantaisies physiques, et confirmait l’inflexible tendance de faire remplir les salles dès que l’acteur est en vedette. Ça n’allait plus changer de sitôt…

SORTIE : 01/02/1964
Entrées France : 4.800.626 (source: Boxofficestars)
Classement TOP BELMONDO : 4ème (après 16 votes)

Article publié le 09/06/2009 à l'URL http://davideo.blogs.allocine.fr/davideo-229581-lhomme_de_rio__1964.htm

dimanche 27 mars 2011

4eFILM_Ep18 - L'Animal

La richesse de la faune terrestre et marine offre au cinéma quantité de jolies photos souvenirs.
Mais le joueur n'a pas le temps de flâner et se doit de faire fructifier ces clichés en points.

1 : Bright Star (Heavenlycreature)

2 : Donnie Brasco (Columboy)

3 : Copains pour toujours (fb28)

4 : Joint Security Area

5 : L'arbre (Caroline)

6 : La fille de Monaco

7 : Jeux de dupes

8 : Casino Royale (Columboy)

9 : White material

10 : Australia (Ffred)
VAINQUEURS
Columboy : 9 pts
Ffred : 5 pts
Heavenlycreature : 5 pts
fb28 : 5 pts
Caroline : 5 pts

Jusqu'en Enfer

Christine Brown est une jeune employée de banque sans histoires. Ambitieuse sans être vile, elle brigue un poste de directeur adjoint. Cette promotion potentielle ajoutée à une présentation auprès des parents de son petit ami, plutôt rétifs à la rencontrer, suffirait amplement à son bonheur. Tout semble pouvoir s’arranger, sauf qu’une étrange vieille folle passait par là. Accablée d’un sort injuste et fatal, la pauvre va alors vivre… un véritable enfer. Elle devra aussi se faire violence pour affronter et espérer vaincre le démon.

Accaparé pendant plus de cinq ans à dépeindre les bravoures et turpitudes d’un certain Spider-man par une trilogie (to be continued) de tous les records que les aficionados portent aux nues (c’est leur droit), Sam Raimi s’en est – enfin – remis à ses premières amours. Le cinéma d’épouvante. C’est d’ailleurs avec une autre trilogie, la saga Evil dead donc, que le réalisateur d’Un plan simple a forgé son savoir-faire et sa notoriété voilà un quart de siècle. A distinguer d’un John Carpenter, trop terrifiant, ou d’un Wes Craven, trop sanglant, Raimi s’était chargé du film d’horreur… comique. Son affection taquine pour ce genre et sa mise en scène bien sentie avaient rendu Evil dead culte. 
La cinquantaine approchant, le bougre ne sait pas assagi pour autant. Avec Jusqu’en enfer, il joue carrément avec des codes qu’il tourne en ridicule. Car passée la séquence d’ouverture absolument flippante, ce censé voyage au bout de l’enfer est un authentique récital de dérision et de gags succulents (l’œil dans la part de gâteau, le dentier dégueu, l’héroïne qui fait tomber le cercueil de la sorcière, la chèvre endiablée, etc.). La trentenaire au physique d’adolescente Alison Lohman y trouve l’occasion de percer l’écran après une filmo aléatoire (Les associés, La vérité nue, Nos souvenirs brûlés). Plutôt terre-à-terre dans sa construction et académique dans ses rebondissements (certains médias en ont quand même pas mal rajouter), Jusqu’en enfer n’en est pas moins un franc moment de déconnade agrémenté de sursauts incontrôlables.

Article publié le 11/06/2009 à l'URL http://davideo.blogs.allocine.fr/davideo-229975-jusquen_enfer__drag_me_to_hell.htm.

samedi 26 mars 2011

Sondage: filmo Darren Aronofsky

Pendant la quinzaine écoulée, je vous ai sollicités afin de vous prononcer sur la question suivante:

"De l'ingénieux et curieux Darren Aronofsky, votre film favori est:
  • Pi (1998)
  • Requiem for a dream (2000)
  • The fountain (2006)
  • The wrestler (2009)
  • Black Swan (2011)"

L'aura générale entourant le tout frais Black Swan annonçait un combat plus qu'acharné face au rude Requiem for a dream devenu logiquement culte depuis sa sortie il y a dix ans. Quelles que furent leurs atouts, les Pi, The fountain et The wrestler étaient promis au rang de faire-valoir. La bataille fut bien dantesque et indécise jusqu'au bout.

Au total, 23 votes ont été recueillis: Pi, bredouille, termine bon dernier derrière The fountain (1 voix, 4%) et The wrestler (2, 8%). Le duel au sommet entre les deux meilleurs films du cinéaste a finalement tourné à l'avantage du plus ancien: Requiem for a dream récoltant 11 voix (soit 47% des suffrages) contre 9 à son rival Black Swan (39%) battu simplement par plus fort que lui.
En effet, par la diversité de ses personnages, ses addictions et ses inéluctables et sublimes mises en abîmes, Requiem for a dream était un modèle, un aïeul, inaccessible pour le sombre et intrigant Black Swan qui bien que galvanisé par la performance de Natalie Portman est évidemment bien moins puissant. 

Mon vote: Requiem for a Dream
Nouveau sondage: Liz Taylor

L'Animal

Michel Gaucher, dit Mike, et Jane Gardner forment un couple spectaculaire à la ville comme sur les plateaux de tournage de cinéma où ils exercent avec plus ou moins de panache et de réussite leur métier de cascadeurs. Trop obnubilé à faire le fou-fou, Mike arrive à mettre en péril la cérémonie qui doit, enfin, les unir. Ecoeurée par l’infantilité de son compagnon, Jane le quitte. Commence alors une toute relative descente aux enfers pour Mike qui n’aura plus comme seule obsession de reconquérir le cœur, et le corps, de sa promise. Quitte à faire des singeries plus énormes les unes que les autres.

Aujourd’hui tombé en totale désuétude en raison d’une mise en scène accessoire, d’un scénario sans envergure et d’effets spéciaux… disons ancestraux, L’animal était pourtant, à sa sortie en 1977, ce que l’on appelle, de nos jours mercantiles, une superproduction, toute française. Cette comédie burlesque qui ne fixait aucune limite à ses débordements de "belmondisme", réunissait des pointures à tous les étages afin d'assurer un carton au box-office. Christian Fechner, le producteur, impose Claude Zidi (qui vient de rencontrer le succès grâce à L’aile ou la cuisse avec l’impayable duo trans-générationnel Louis de Funès-Coluche), son réalisateur fétiche, à la mise en scène. La bande originale est composée par Vladimir Cosma et les dialogues sont signés par un Michel Audiard à l’inspiration incertaine. Côté casting, l’Américaine Raquel Welch et sa silhouette idéale - qui fit accélérer les pulsations masculines une décennie plus tôt quand elle portait une simple tenue en peaux de bêtes dans Un million d’années avant J.C. - confère un pendant très sexy à la phallocratie bestiale et risible de la superstar Jean-Paul Belmondo, comme toujours entouré de ses fidèles lieutenants (Charles Gérard, Julien Guiomar, Mario David). 
Bébel venait de tourner deux polars solides (L’alpagueur puis Le corps de mon ennemi) et ce nouveau personnage de casse-cou musclé était en quelque sorte une synthèse de deux autres succès récents. Il y avait eu le carton Peur sur la ville (1975), qui instituait sa maturité de quarantenaire robuste et sûr de lui, ainsi que L’incorrigible (la même année) où il jouait à merveille le nigaud juvénile, insouciant et truqueur. Mike est tout cela à la fois et Belmondo joue pied au plancher pour ce rôle double où il a carte blanche (il est Mike le cascadeur mais aussi Bruno Ferrari l’acteur vedette homo et douillet), enchaînant cascades et situations cocasses (le déguisement de gorille dans le magasin, le gros câlin avec un tigre, l’acrobatie sur l’avion, le coup du Tarzan, etc.) mêlées d’une interprétation tour à tour, ou simultanément, rugueuse et incrédule. Le tout pour le ravissement d’un public (et même le plus jeune dont je fis probablement partie à l'époque mais ma mémoire étiolée ne me permet pas d'en être certain) qui se déplaça en masse (plus de 3 millions de spectateurs). 
Le succès de L’animal allait confirmer Belmondo dans sa conviction de pouvoir faire du cinéma d’action populaire et de qualité (ce second critère restant à relativiser). Avec les futurs Flic ou voyou, Le guignolo, L’as des as et autres descendants, cette ère allait perdurer. L’animal peut s’avérer différemment intéressant pour les petits curieux. Saurez-vous y reconnaître Claude Chabrol, Johnny Hallyday et, plus difficile, Josiane Balasko, Jane Birkin et Richard Bohringer?

Sortie: 5 octobre 1977
Entrées France : 3.157.789 (source: Boxofficestars)
Classement TOP BELMONDO : 31ème (après 16 votes)

Article publié le 17/06/2009 à l'URL http://davideo.blogs.allocine.fr/davideo-230637-lanimal__1977.htm

jeudi 24 mars 2011

4eFILM_Ep17 - Bébés

Comme c'est mignon toutes ces p'tites gueules. Mais n'oubliez pas que leur valeur ne se calcule ici qu'en points hyper précieux.

1 : Les promesses de l'ombre (MaxLaMenace89)

2 : Superman (Fredastair)

3 : The Duchess

4 : Date limite (fb28)

5 : La merditude des choses

6 : Brothers (JP13)

7 : L'étrange histoire de Benjamin Button (Caroline)

8 : Le choc des Titans (Kschoice)

9 : Ao, le dernier Néandertal (fb28)

10 : A l'intérieur
VAINQUEURS
fb28 : 9 pts
MaxLaMenace89 : 5 pts
Kschoice : 5 pts
JP13 : 5 pts
Caroline : 5 pts
Fredastair : 5 pts

lundi 21 mars 2011

4eFILM_Ep16 - TV

Comme l'a fredonné un illustre chanteur des années 80: "The Sun always shines on TV". Alors profitez de cet ensoleillement massif pour prendre un max' de points.

1 : Bienvenue à Zombieland (Ronnie)

2 : L'affaire Farewell (Columboy)

3 : The Green Hornet (MaxLaMenace89)

4 : Brüno (Ronnie)

5 : Les bronzés font du ski (Ronnie)

6 : Poetry

7 : Troupe d'élite

8 : American trip

9 : Stella (FabR)

10 : Micmacs à tire-larigot (MaxLaMenace89)
VAINQUEURS
Ronnie : 12 pts
MaxLaMenace89 : 9 pts
Columboy : 5 pts
FabR : 5 pts

OSS 117 : Rio ne répond plus

Réchappé du guêpier égyptien dans OSS 117, Le Caire nid d’espions, voici l’agent très spécial Hubert Bonisseur de la Bath de retour pour de nouvelles aventures certainement périlleuses et assurément ubuesques. Dans OSS 117: Rio ne répond plus, il s’envole pour l’Amérique du Sud, délaissant son esprit colonialiste réactionnaire, ses opinions douteuses sur les Arabes, et les années cinquante, pour la chasse aux Nazis (avec l’aide d’agents secrets israéliens), les vannes primaires sur les Juifs qui en ferait bondir plus d’un, et les années soixante. Mais ici rien ne saurait être polémique (c’est pas du Dieudonné). La pompeuse délicatesse des dialogues et répliques écrits par Jean-François Halin (ex-membre des Guignols de l’Info) et Michel Hazanavicius (réalisateur de cette saga et ancien de Canal+) est globalement virtuose. Leurs idées détonent (fallait quand même y penser à suggérer la création d’un état souverain pour les Nazis, à l’instar d’Israël). 
Dans le costard du plus grand espion de la République Française, Jean Dujardin est une nouvelle fois parfait. Par sa facilité de gestuelles et d’expressions (il semble réinventer les postures caricaturales de l’espion au cinéma), il réaffirme son acuité innée pour la comédie burlesque. Aussi, et même s’il se voudrait diversifié, il confirme qu’il lui sera difficile de revenir à des rôles comme celui qu’il tenait moins harmonieusement dans Contre enquête. Et il est évident que Dujardin n’a aujourd’hui en France aucun égal dans cette catégorie. L’ombre de son idole et mentor Jean-Paul Belmondo veille sereinement sur lui. La jolie et très stoïque Louise Monot, aperçue en sœur d’Olivia Bonamy dans MR 73, est une OSS 117 girl pleine de charme. On peut toutefois s’interroger sur le choix de Pierre Bellemare pour incarner Armand, l'un des boss des services secrets français.
OSS 117: Rio ne répond plus est au final un poil plus divertissant et abouti que OSS 117, Le Caire nid d’espions. A ce train-là, on peut être, une fois n’est pas coutume, partant pour un troisième épisode.

Article publié le 18/06/2009 à l'url http://davideo.blogs.allocine.fr/davideo-230809-oss_117__rio_ne_repond_plus.htm

samedi 19 mars 2011

Fighter

Des films sur la boxe, on en a bouffé presque autant que le boxeur de base prend de coups sur un ring. Et on a pu en esquiver aussi heureusement. De Marqué par la haine à Million dollar baby, en passant par Raging Bull et Ali notamment, le noble Art a nourri quelques très grands moments de cinéma comme aucun autre sport.



Sans être tout à fait excitante, l'idée d'une nouvelle épopée d'un combattant du ring ne laissait donc pas indifférent. Le choix de David O. Russell de relater un pan de la carrière de Micky Ward, boxeur simplement connu des spécialistes et qui fut tout de même champion du monde il y a une dizaine d'années, n'était guère plus sensationnelle. Avec son casting de prestige et son bouche-à-oreille avantageux, Fighter restait susceptible de sentir la bonne affaire.

Le réalisateur des Rois du désert s'est inspiré avec justesse et pertinence de l'histoire de Micky Ward - boxeur à la personnalité réservée et loyale ayant grandi dans un milieu social modeste et un cocon familial complexe à l'influence discutable (il a cinq soeurs et un (demi-)frère aîné lui-même ex-gloire du ring déchue) -, pour accoucher de son meilleur film (il n'en a tourné que quatre auparavant). Russell met en exergue la complicité à la fois forte et fragile de ces deux frangins très différents (le cadet timide et en devenir dépareille à côté d'un modèle exubérant, camé et instable qu'il n'a pas forcément l'intention de copier) pour apporter une touche très universelle à des types médiatisés. Alors qu'il se retrouve à un tournant dans sa carrière sportive, il est difficile voire impossible pour Micky d'introduire sa copine dans son clan de "gonzesses" comme de faire comprendre à une mère qu'il aime (et qui l'aime) qu'elle est cependant trop embarrassante. Tout un tas de telles situations, sociologiquement banales et conflictuelles, donne de plus en plus de poids à un portrait dont l'intérêt va toujours crescendo.
Pour rendre Fighter encore plus punchy, il fallait des comédiens en forme. Ils le sont tous. S'il n'a jamais et ne sera jamais un (très) grand acteur, Mark Wahlberg trouve la mesure d'un rôle pour lequel il s'était rigoureusement et de longue date préparé. Quant à l'extra-terrestre Christian Bale, il refait le coup de The machinist en perdant plus de vingt kilos pour s'en aller décrocher une statuette secondaire par ko à la concurrence. Idem pour Melissa Leo, dans la peau de leur mère.
Avec sa quantité d'ingrédients véridiques, Fighter fait office de nouvelle et belle référence du genre.

Sortie France le 9 mars 2011

Notorious B.I.G.

L’ascension fulgurante et la fin brutale de Christopher Wallace, gamin black et gros de Brooklyn devenu à vingt-deux ans Notorious B.I.G.: l’un des plus grands rappeurs du monde, mort assassiné en 1997 à vingt-cinq ans.
Eminem (8 Mile) et 50 Cent (Get rich or die tryin’) ont eu la chance de tourner leur propre biographie. Biggie Smalls, mastodonte du Rap dans tous les sens du terme, véritable légende vivante trop vite rétrogradée au rang de légende tout court, justifiait bien son biopic. Son histoire, intensive et furtive, est du pain béni pour tout scénariste. Délaissé par un père invisible et élevé par une mère dévouée, son adolescence est commune à beaucoup de jeunes noirs des quartiers new-yorkais. Elle est marquée par la rue, le trafic de drogue et la prison. Mais ses particularités sont essentielles : il a un physique hors normes, devient père à 20 ans et, surtout, il manie la rhétorique avec une aisance exceptionnelle et possède ce flow limpide et pesant qui le démarque des autres MC. Entre sa rencontre déterminante avec Puff Daddy, ses conquêtes amoureuses (Lil’ Kim, Faith Evans), sa complicité devenue rivalité avec Tupac Shakur, le king du Hip-hop West Coast, et enfin sa mort violente et mystérieuse, la mise en scène du faiseur George Tillman Jr. (Les chemins de la dignité) est chronologique et linéaire. Un choix sans doute trop raisonnable pour un sujet où la médiatisation, la notoriété, l’idolâtrie, la proximité de la rue (des gangs?), la drogue, les filles, le profit, les enjeux financiers et les rivalités entre rappeurs nourrissent un climat et un quotidien sulfureux entre luxure et ressentiment. Bien heureusement, Notorious B.I.G. n’est pas non plus un portrait hagiographique de son personnage, mais avec la présence de sa mère Voletta à la production (laquelle est superbement jouée par Angela Bassett dans le film), l’on pouvait autant s’attendre à découvrir quelques détails inconnus de la vie de Biggie, que craindre certains autres partis pris édulcorés. Ainsi, ses accès de violence semblent étouffés, et son hypothétique implication dans l’exécution de son ex-meilleur ami rappeur Tupac est ici totalement désamorcée. The Greatest n’aurait même été qu’une victime de plus d’un fléau occulte. Peut-être. Et tout comme pour l’assassinat de Tupac, la vérité ne sortira jamais vainqueur.
Dans la peau épaisse de Notorious BIG, Jamal Woolard, novice en acteur, est indiscutable, tout comme Derek Luke (Sean "Diddy" Combs), Dennis White (D-Roc), Antonique Smith (Faith Evans), Naturi Naughton (Lil Kim) et Anthony Mackie (Tupac). Les fans de rap et du Big trouveront ici l’occasion de repasser en revue certains classiques de sa discographie (I’m going back to Cali, Hypnotize, Big Poppa…).

Article publié le 03/07/2009 à l'url http://davideo.blogs.allocine.fr/davideo-232587-notorious_big__notorious.htm

vendredi 18 mars 2011

4eFILM_Ep15 - (à la) Sergio Leone

Quels réalisateurs ont filmé les pores et rides des visages des comédiens aussi bien et de plus près que le grand Sergio Leone? Les auteurs des plans suivants ont su retenir la leçon. Mais vous, aurez-vous su retenir l'identité des films??

1 : L'armée des 12 singes (MaxLaMenace89)

2 : The Spirit (FabR)

3 : 127 heures

4 : Repo Men

5 : X-Men origins - Wolverine (MaxLaMenace89)

6 : Démineurs (Columboy)

7 : La grande vadrouille (Columboy)

8 : Dark City (MaxLaMenace89)

9 : A single man

10 : Very bad trip (Columboy)
VAINQUEURS
MaxLaMenace 89 : 12 pts
Columboy : 12 pts
FabR : 5 pts