mercredi 30 mars 2011

L'homme de Rio

Simple soldat de garnison, Adrien Dufourquet profite d’une permission de huit jours pour retrouver sa fiancée Agnès à Paris. Alors qu’au même moment une statuette indienne est dérobée dans un musée parisien, Agnès, fille d’un ethnologue disparu, est enlevée sous les yeux d’Adrien. Une course-poursuite périlleuse et obstinée le mène alors jusqu’à Rio au Brésil où il va tenter d’arracher la belle à ses ravisseurs.

Sorti deux ans après Cartouche, L’homme de Rio marque la seconde collaboration entre le réalisateur Philippe de Broca et Jean-Paul Belmondo. La verve commune qui les unit autour des comédies d’aventures et des péripéties tropicales poussera les deux hommes à tourner quatre autres films ensemble (dont Les tribulations d’un Chinois en Chine et Le magnifique). Cette histoire de chasse au trésor - inspirée des aventures de Tintin -, de Rio de Janeiro jusqu’à la forêt amazonienne, était le prétexte idéal pour Belmondo de faire étalage des pitreries et cascades dont il raffolait tant. Très spectaculaires, elles le rendront célèbre et le feront devenir le chouchou du public. Escalade de la façade d’un hôtel au-dessus des plages de Copacabana, jeu de funambule sur une planche entre deux échafaudages ou encore saut en parachute d’un avion sans pilote, Bébel se fait plaisir, allant même jusqu’à épater Gil Delamare, le chef des cascades et des effets spéciaux durant le tournage. L’homme de Rio brille donc par les facéties de sa vedette masculine mais aussi par les enfantillages de la douce Françoise Dorléac, aussi excellente en otage droguée qu’en aventurière capricieuse et passionnée. La présence de Jean Servais (Le jeu de la vérité, Du rififi chez les hommes) confère au film une facette inquiétante voire mortelle. Philippe de Broca sut profiter de l’époque où Brasilia, l’actuelle capitale brésilienne, était en construction pour articuler son récit autour d’un environnement en pleine mutation : construction massive d’immeubles, déforestation intensive. Ecolo le monsieur? Sans doute un peu. Malgré un scénario très simplifié et guère contraignant, L’homme de Rio sera l’un des plus gros cartons du box-office français de l’année 1964. Il restera plus de trois mois à l’affiche et totalisera près de 5 millions d’entrées. Film charnière donc, il cristallisait l’aptitude de Belmondo à jouer la comédie en y intégrant des fantaisies physiques, et confirmait l’inflexible tendance de faire remplir les salles dès que l’acteur est en vedette. Ça n’allait plus changer de sitôt…

SORTIE : 01/02/1964
Entrées France : 4.800.626 (source: Boxofficestars)
Classement TOP BELMONDO : 4ème (après 16 votes)

Article publié le 09/06/2009 à l'URL http://davideo.blogs.allocine.fr/davideo-229581-lhomme_de_rio__1964.htm

2 commentaires:

  1. Bonsoir stoni,
    C'est un film que je revois toujours avec plaisir. Le déroulement du scénario est sans faille. Très bon film de divertissement. Bonne soirée.

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  2. Oui Dasola, et un carton énorme qui valida pour l'éternité un Bébel en mode comédie.

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