samedi 30 avril 2011

Top 5 - Kenneth Branagh

Photo : NJ.com

En représentant traditionnel de la culture britannique, Kenneth Branagh est un ardent défenseur de l'oeuvre de William Shakespeare dont il a adapté au cinéma de nombreuses pièces. Il s'y est lui-même mis en scène dans Henry V (son premier long métrage en 1989), Beaucoup de bruit pour rien (1993) et son aboutissement Hamlet (1996). Metteur en scène autant que comédien, Branagh s'est parfois détaché de l'influence shakespearienne pour des réalisations plus personnelles et non moins réussies: le buddy movie dramatique Peter's friends et l'épatant thriller Dead again (tout deux sortis en 1992), Frankenstein avec Robert de Niro (1995). Ce profil à multiples talents n'est pas sans rappeler celui d'un certain Orson Welles dont il pourrait être un digne descendant anglais. 

En raison de son passé plus récent, la comparaison devient fragile voire incongrue. En effet, depuis The Gingerbread man (de Robert Altman) et Celebrity (de Woody Allen) - deux films de 1998 -, Kenneth Branagh n'a guère plus tenu le haut de l'affiche (on retiendra éventuellement le premier Harry PotterWalkyrie et Good morning England au travers des années deux mille). Son savoir-faire de cinéaste s'est depuis banalisé avant de s'étioler jusqu'à nous infliger un abominable remake du Limier (2008) de Joseph L. Mankiewicz. 
Et aujourd'hui, c'est Thor  - sorti en salles mercredi dernier -, une nouvelle transposition d'un comic de chez Marvel reniflant fort le caca, qu'il va falloir se coltiner. Il faut croire que tout le monde ne se bonifie pas avec le temps, mais Kenneth Branagh est pourtant honoré de son Top 5 sur DavidéoCiné. Et ça, c'est une sacrée revanche.

La filmo de K. Branagh : sur Wikipédia et IMDB

Les films favoris de DavidéoCiné
(réalisateur et interprète confondus)
1. Dead again
2. Peter's friends
3. Frankenstein
4. Hamlet
5. The Gingerbread man


Les films préférés des internautes
(les votes sont permanents -  le classement est provisoire)
L'implacable thriller Dead again de et avec K. Branagh - E.Thompson 

1. Dead again (10 pts)
2. Peter's friends (8)
3. Frankenstein (5)
4. Le limier (5)
5. Thor (4)
6. Beaucoup de bruit pour rien - Celebrity (3)
8. Hamlet - Walkyrie (2)
10. The Gingerbread man - Henry V - Wild Wild West (1)


Ont voté : Ffred, Vincent... Et vous !?

Retrouvez l'ensemble des filmographies de comédiens et réalisateurs sur cette page.

vendredi 29 avril 2011

4eFILM_Ep28 - Animaux et Cie

Nostalgique sans explications de 30 millions d'amis et Monsieur Cinéma, voici proposé ce jeu hybride dont je vous épargne volontiers l'exposition des règles.

1 : RRRrrrr (fb28)

2 : Romaine par moins 30

3 : Casino Royale (FabR)

4 : Morse (MaxLaMenace89)

5 : Mammuth

6 : Deux heures moins le quart avant Jésus Christ

7 : Wanted - Choisis ton destin (MaxLaMenace89)

8 : Ao, le dernier Néanderthal

9 : Astérix et Obélix contre César (Mister-T)

10 : Retour à Cold Mountain (icilili84)
VAINQUEURS
MaxLaMenace89 : 9 pts
FabR : 5 pts
fb28 : 5 pts
icilili84 : 5 pts
Mister-T : 5 pts

jeudi 28 avril 2011

Sondage: LE film de Sydney Lumet

Après avoir élu La chatte sur un toit brûlant comme le film éternel de la défunte star Liz Taylor, vous avez dû vous prononcer sur la filmographie de Sydney Lumet, le cinéaste américain décédé le 9 avril dernier à l'âge de 86 ans. Rappel de l’intitulé exact du sondage :

"On se souviendra de SYDNEY LUMET comme le réalisateur de... :

  • Douze hommes en colère (1957)
  • L'homme à la peau de serpent (1959)
  • Serpico (1973)
  • Le crime de l'Orient-Express (1974)
  • Un après-midi de chien (1975)
  • Network (1976)
  • Le verdict (1982)
  • 7h58 ce samedi-là (2007)"


Total des votes : 25

Crédit photo: Tony Barnes Film Journal

Sydney Lumet c'est cinquante ans de carrière, quasiment autant de films dont le premier, 12 hommes en colère, allait marquer son époque et les suivantes. Il s'agit d'un huit-clos judiciaire (qui en appellera un autre: Le verdict), haletant et intelligent qui soulève avec pertinence la légitimité de la peine capitale. Ce chef-d'oeuvre incontournable magnifié par la posture du grand Henry Fonda ne sort toutefois pas vainqueur de ce scrutin (il se classe second avec 4 voix, soit 15% des votes). 
C'est là une demi-surprise qui s'explique par la concurrence de films policier cultes que Sydney Lumet tourna dans les années 70's. Si Serpico termine troisième (3v, 12%), c'est un autre chef-d'oeuvre, socialement authentique et au suspens intact, Un après-midi de chien, que vous avez plébiscité (16v, 64%). La présence charismatique d'Al Pacino dans ces deux derniers films étant également pour beaucoup à leur succès.
Les cinq autres films proposés se partagent seulement deux voix.

Le choix de DavidéoCiné : Douze hommes en colère
Nouveau sondage : Festival de Cannes 2011

Largo Winch



Largué, Winch. S’il y avait encore lieu de s’interroger sur la capacité du cinéma français à s’immiscer avec probité et efficacité dans le cinéma d’action musclé et défouraillant, Largo Winch vient enterrer tout éventuel espoir. Jérôme Salle, qui avait jusqu’ici réalisé le seul et acceptable Anthony Zimmer, ne parvient que laborieusement à donner vie à l’héritier milliardaire et réalise une piètre contrefaçon des moins glorieux épisodes de la saga James Bond, que cette adaptation de la bande dessinée de Jean Van Hamme a pourtant vocation à concurrencer. 
Le personnage Largo Winch regorgeait pourtant de mille facettes exploitables: séduisant, physique, déterminé, intelligent, virtuellement riche et célèbre, mais également orphelin, seul et trahi de toutes parts. La matière semblait ainsi bien plus consistante que les perpétuelles pérégrinations agitées du héros de Ian Fleming. Son combat, très personnel pour l’honneur et la survie, nécessitait une écriture bien plus inspirée et originale. Or ici chaque situation n’est, au mieux, qu’une lâche reproduction de thèmes éprouvés (la femme très fatale et fourbe, les alliés les plus proches sont finalement les plus malveillants); au pire la démonstration d’un manque de savoir-faire déconcertant: les scènes d’action comme la première bagarre sur le petit port brésilien laissent la douloureuse impression d’avoir été chorégraphiées par l’équipe d’un téléfilm de France 3. 
Et quel esprit d'analyse et de déduction ce Largo! De manière symptomatique, ce qui découle généralement de ce genre de cataclysme est une interprétation risible. Sans chercher à accabler Tomer Sisley, totalement novice à ce niveau-là et donc excusable, il est ici piégé par l’absence de mise en scène. Et ce beau gosse venu de la scène n’a ni les pectoraux de Daniel Craig, ni la classe et le talent de Sean Connery. 

OSS 117 : Rio ne répond plus laisse penser qu’une franchise à la française de qualité peut exister (celle-ci lorgne avec honnêteté sur un modèle comme Austin Powers), mais c’est dans le registre de la comédie. Quand on veut faire sérieux, on n’a plus de mal à être crédible. Et sachant que Largo Winch 2 devrait prochainement voir le jour, on n’en a pas fini avec le ridicule.

Sortie cinéma : 17 décembre 2008


Article publié le 26/04/2009 à l'URL http://davideo.blogs.allocine.fr/davideo-223819-largo_winch.htm

lundi 25 avril 2011

4eFILM_Ep27 - Joyeuses Pâques

Qu'il soit appétissant ou hélas répugnant, le menu du repas pascal est inévitablement copieux. Avant de faire passer tout ça par un p'tit café, commençons par le commencement: l'apéro.

1 : Frost/Nixon (MaxLaMenace89)

2 : Le nom des gens

3 : Little New York

4 : The Experiment (MaxLaMenace89)

5 : Géant (Platinoch)

6 : L'aile ou la cuisse (FabR)

7 : Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec

8 : Scout toujours !

9 : Dark City

10 : Le liseur (Platinoch)
VAINQUEURS
Platinoch : 9 pts
MaxLaMenace89 : 9 pts
FabR : 5 pts

mercredi 20 avril 2011

4eFILM_Ep26 - La piscine

Votre mission consiste en la récupération des points qui se cachent au fond de chacune de ces dix piscines.

1 : Le grand alibi (Platinoch)

2 : Blanc comme neige

3 : Green Zone (Platinoch)

4 : Notre jour viendra (Chris)

5 : Go fast

6 : 21 grammes

7 : Away we go (Jujulcactus)

8 : The Runaways

9 : Gigantic (Platinoch)

10 : L'autre monde (Fredastair)
VAINQUEURS
Platinoch : 12 pts
Jujulcactus : 5 pts
Fredastair : 5 pts
Chris : 5 pts

Ponyo sur la Falaise

A chacune de ses créations, Hayao Miyazaki a su trouver l’angle et le ton justes pour émerveiller grands et petits. Obnubilé par les airs, source ultime d’évasion et de liberté, il a, grâce à cet élément, délivré quelques-unes de ses plus magnifiques fables (Nausicaa, Kiki la petite sorcière, Le château dans le ciel, Porco Rosso, Le château ambulant). Avec Ponyo sur la falaise, il fait une exception remarquée en immergeant son éternelle âme d’enfant dans les fonds marins. Ces abîmes infinis représentaient une trop évidente fontaine de trésors pour qu’il n’y plonge pas sa fantastique imagination, fruit d’histoires extraordinaires. 
Inspiré du récit de La petite sirène, Ponyo sur la falaise est un authentique conte pour enfants où un petit poisson d’apparence humaine et un jeune garçon d’une ville portuaire s’éprennent d’une affection dévouée. Chacun déployant toute sa volonté, son courage voire ses pouvoirs pour écrire un destin partagé. Plus brusque que Mon voisin Totoro et moins effrayant que Le voyage de Chihiro, Ponyo sur la falaise conserve la même féerie que ces chefs-d’œuvre. Simplifié dans sa narration et la personnalité de ses protagonistes (il n’y a ici pas de vrais méchants), cette nouvelle animation, comme d’habitude orchestrée mélodieusement par Joe Hisaishi, est magnifiée par la pureté de son graphisme, quasi impressionniste. Tenté par un discours pro écologique plus que jamais d’actualité - à l’instar du Wall-E de chez Pixar -, Miyazaki ne s’engage pas outre mesure dans cette voie. Et si les grands pourraient se sentir quelque peu délaissés sur la durée (par manque de ressort), l’essentiel est que la magie fonctionne pour le plus grand bonheur, évidemment, des petits.

Article publié le 29/04/2009 à l'URL http://davideo.blogs.allocine.fr/davideo-224193-ponyo_sur_la_falaise__gake_no_ue_no_ponyo.htm

dimanche 17 avril 2011

4eFILM_Ep25 - Celebrity

Voici dix portraits de stars qui devraient vous faciliter l'identification du film dans lequel ils sont ainsi photographiés.

1 : Brüno (Fredastair)

2 : Il Divo

3 : Narco (MaxLaMenace89)

4 : La nuit américaine

5 : Inspecteur la bavure

6 : Looking for Eric (Ronnie)

7 : La fille de Monaco

8 : Pour elle

9 : Stella

10 : Jar City
VAINQUEURS
MaxLaMenace89 : 5 pts
Fredastair : 5 pts
Ronnie : 5 pts

vendredi 15 avril 2011

Dans la brume électrique

Le corps mutilé et sans vie d’une jeune femme est retrouvé dans un marécage hostile de Louisiane. Le shérif Dave Robicheaux, qui connaît le bayou comme le fond de sa poche pour le sillonner depuis plus quarante ans, est en charge de l’enquête. Ses investigations s’annoncent complexes et périlleuses. Elles devraient même réveiller les secrets d’un passé qui semblait pourtant bien enfoui. 

photo: Allociné.fr

Féru de cinéma et culture américains, Bertrand Tavernier ne s'est pas fait prier pour traverser l’Atlantique afin d'y tourner une adaptation d’un roman de James Lee Burke (écrivain dont il est fan), avec Tommy Lee Jones dans le rôle phare (acteur de sa génération qu’il admire tout autant). Si Burke est un auteur de romans policiers renommé, Tavernier n’a pas de spécificité ni repère dans ce genre. Il est plus un cinéaste habitué à stigmatiser les failles et dérives d’une société (Le juge et l’assassin, La mort en direct, L.627, Ça commence aujourd’hui). L’appât était par exemple plus un drame passionnel qu’un film noir. 
Cette carence se ressent dès les premières images de Dans la brume électrique. L’introduction censée imposer une atmosphère déjà pesante avec la découverte du corps et l’apparition d’un Tommy Lee Jones remonté n’obtient pas l’effet escompté. Loin de là puisqu’elle est étonnamment impersonnelle, sans âme et guère… électrique. Pour faire une brève comparaison, la scène d’ouverture des Rivières pourpres, similaire, diffusait une angoisse évidente et terrifiante. Tavernier se loupe d’emblée, la suite n’y changera rien. Sans laisser indifférent, l’enquête suit un cours habituel dans les films de tueurs en série, le rythme en moins, et ne fait qu’en réchauffer la recette, certes efficace, mais convenue. Le flic est intègre, pugnace, enragé et s’efforce de maintenir une stabilité familiale qu’il maîtrise à peine, ses découvertes dérangent. Le dénouement est regrettable. L’environnement, la moiteur palpable et les incursions fantastiques (là est peut-être la plus belle réussite du film) accordent du crédit et font forcément écho à un chef d’œuvre, un vrai: Angel Heart. Mais Dans la brume électrique ne contient ni l’intrigue incroyable, ni l’ambiance suffocante, ni l’impeccable Mickey Rourke (souvenons-nous de ce rôle bien plus puissant que celui de The wrestler), ni le diabolique Robert de Niro (sans vouloir offusquer John Goodman) du film d’Alan Parker. La présence de Tommy Lee Jones en vieux bourlingueur buriné est ici idéale, mais ce bon vieux Tommy Lee qui n’en finit plus de promener sa carcasse de shérif/cow boy désabusé sur tout le territoire américain (Trois enterrements, No country for old men), commence à radoter. 
La relative vanité de cette Brume électrique aura la vertu de rappeler que Bertrand Tavernier est un grand réalisateur français, quand il tourne chez lui. Et L’horloger de Saint-Paul reste(ra) sans doute sa plus belle œuvre. 

Quoique The chaser s’affirme comme un implacable cousin du magistral Seven, David Fincher peut voir venir paisiblement ; le 21eme siècle n’a encore révélé aucune menace pour son film culte.

Sortie cinéma : 15/04/2009

Article publié le 13/05/2009 à l'URL http://davideo.blogs.allocine.fr/davideo-225980-dans_la_brume_electrique__in_the_electric_mist.htm

mercredi 13 avril 2011

4eFILM_Ep24 - Scream

Que ces personnages crient, hurlent ou expriment la peur importe peu. L'essentiel est de cachetonner en retrouvant le titre du film dont chaque image est tirée.

1 : Southland tales (Maydrick)

2 : Jusqu'en enfer (MaxLaMenace89)

3 : The Doors

4 : Batman begins (Fredastair)

5 : Phénomènes paranormaux (Maydrick)

6 : Inglourious basterds (MaxLaMenace89)

7 : The social network (Fredastair)

8 : Transsiberian (Maydrick)

9 : Sleepy Hollow (MaxLaMenace89)

10 : Spider-man (Fredastair)
VAINQUEURS
MaxLaMenace89 : 12 pts
Fredastair : 12 pts
Maydrick : 12 pts