mercredi 8 juin 2011

London Boulevard

* * FESTIVAL DE PRINTEMPS - COMPÉTITION OFFICIELLE * *

Tout juste sorti de taule, un caïd se montre à peu près résolu à se ranger des bagnoles. Le job de garde du corps d'une star du ciné qui lui est proposé pourrait bien aller en ce sens. Mais la furie criminelle guettant aux alentours, ce début de quiétude risque de ne pas tenir longtemps...

Colin Farrell nous prend de haut

A very british gangster. Même si les idées les plus convenues peuvent aboutir aux résultats les plus agréablement surprenants (en vrac et récemment: Fighter, Kick ass), le pitch de London Boulevard fait douter d'emblée. Quand chaque étape codifiée du polar rappelle inlassablement des modèles bien meilleurs et des souvenirs bien plus impérissables, il décourage.
Le coup du mec qui sort de zonz' et dit avoir retenu la leçon, quelle trouvaille! On se souvient de l'incontournable L'impasse de Brian de Palma pour mieux oublier celui-ci. Passé ensuite le coup de l'ex-meilleur pote de magouilles et ses coups foireux (top speed Ben Chaplin), la ola faite au héros estimé mais ignoré de retour parmi les siens, et la première démonstration de "c'est qui le boss?" qui trouve prétexte à défoncer un lascar (ici, le junkie qui chauffe sa soeur), on attend de voir ce qui peut tenir en haleine. Vraiment tenir en haleine. Les liens que notre protagoniste number one (Colin Farrell, à sa place) commence à nouer avec la starlette qui vit recluse, à l'abri des paparazzi (anorexique Keira Knightley), peut interpeller. Mais ça n'est qu'une fausse piste, car William Monahan, qui avait très très bien écrit le scénario des Infiltrés avant de sombrer avec Mensonges d'état et Hors de contrôle, s'offre là une première réalisation sans liant ni personnalité. 

Bien trop calqué sur les comédies policières d'outre-Manche dont Guy Ritchie s'est fait le chantre ces dernières années (Arnaques, crimes et botanique, Snatch), London Boulevard échoue également pour avoir voulu trop en faire (comme pour les radotages de Ritchie: RevolverRockNRolla). Trop d’évènements, de personnages, de beaux discours et de défourailles, mais aussi des enchaînements négligemment elliptiques, finissent de plomber un montage aléatoire.

Dans ces cas là, ce sont les apparences qui sauvent (un peu) la mise : Ray Winstone en boss très méchant (c'est quoi ce plan de la bouche en cul de poule?), David Thewlis toujours aussi stone, une bande son punchy et Rock (mais pas toujours bien adaptée à la situation).

Sortie cinéma : 8 juin 2011

Analyses à lire dans le cadre du Festival de Printemps des blogueurs :

5 commentaires:

  1. Tu as oublié, le final qu'on voit arriver bien avant l'heure ....

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  2. Quoi que la fin finale avec le mec qui se fait suriner la paillasse et qui continue à déambuler soit plutôt rigolote

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  3. Je serais plus direct : ce film est une grosse merde. Et puis vous me faites bien rire avec les infiltrés, tout le monde semble oublier qu'il s'agit d'un remake d'un film de HK, Infernal Affairs.

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  4. Tu offenses notre (non, mon) savoir Chris car Les infiltrés est un énorme et autrement puissant remake du très très bon et très hong-kongais Infernal affairs.
    Mais ce papier traitait-il des Infiltrés??

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  5. Mais il était très bien ce film enfin, tellement bien que j'ai rigolé pendant toute la séance ou presque...

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JE PENSE DONC J’ÉCRIS :