mardi 27 novembre 2012

Little Miss Sunshine

Abigail Breslin. Twentieth Century Fox FranceLittle big America
Rafraîchissant, émouvant, vrai. Et si c’était ça la véritable Amérique. Celle qui n’est pas différente du reste du monde dans ses valeurs fondamentales qui entourent la famille. Dans une autre galaxie que celle des super-héros et autres blockbusters hollywoodiens, le couple, à la ville comme derrière la caméra, Jonathan Dayton et Valerie Faris itille et réjouit nos sens en traçant le portrait d’une famille de classe moyenne un peu déjantée, très hétérogène mais tellement ordinaire. Au départ, ces Américains-là sont pourtant tout sauf un modèle d’union harmonieuse : entre le père prônant le culte de la réussite mais qui échoue dans ses projets et un grand-père lubrique à souhait, il y a de quoi s’inquiéter. Du fils ado qui a fait vœu de ne plus parler jusqu’à ce qu’il accède à l’école d’aviation tout en détestant son prochain à l’oncle homosexuel suicidaire tellement juste et lucide, les névroses et les différences ne manquent pas. Nul n’est parfait, et les réalisateurs, toujours sur le ton de la comédie, parfois burlesque, nous émeuvent quand ils réussissent à fédérer tout leur petit monde autour d’Olive, la petite dernière de la famille, cette Little Miss Sunshine nature et intelligente. Elle incarne à elle seule les espoirs et désillusions d’une Amérique toujours obsédée par son image. La scène finale est un bonheur cinématographique pur. Un film à la hauteur de sa fulgurante notoriété.

Article rédigé et publié le 18 janvier 2007 sur davideo.blogs.allocine.fr.

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