mardi 11 décembre 2012

Haute Tension

Maïwenn voit rouge - © EuropaCorp Distribution
Se délecter d'un film d'horreur français n'est pas une sinécure ! Quand celui-ci réunit judicieusement les ingrédients du genre (isolement, traque, barbarie...) dans un climat suffoquant, ça devient un fantasme que l'on assouvit sans modération. Là où Alexandre Aja nous surprend encore, c'est quand l'histoire prend une tournure schizophrène inattendue et donc déroutante. On a envie de crier au génie puis on s'interroge sur la cohérence de certaines scènes et d'un dénouement douteux... Pas si grave, même si le film y perd en densité. A souligner également la qualité de l’interprétation : belle et étincelante Cécile de France, toujours aussi répugnant Philippe Nahon. De toute évidence, Haute tension est le fruit d'un jeune surdoué cinéphile, comme le confirme son choix de "remaker" La Colline a des yeux de Wes Craven (1977). Le résultat est qui plus est un bijou du genre. On est bien loin de l’œuvre nian-niante du père... un certain Alexandre Arcady.

Article publié le 25 octobre 2006 sur davideo.blogs.allocine.fr.

1 commentaire:

  1. Cette fois encore je partage pleinement ton avis sur cette pépite du cinéma de genre français. Sans doute l'une des ses plus belles réussites malgré, comme tu l'as noté, quelques problèmes de cohérence à imputer à un twist un peu fumeux.

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