samedi 29 août 2015

Jupiter - Le (sale) destin des Vaches au ski

Alors ok pour les trips transgenres qui te font passer du blaze de Larry à Lana. Perdre sa verge pour recouvrer la plénitude et assumer sa féminité enfouie, pas de blem’. Mais merde, ça sert à quoi bordel si « les frères Wachowski », alors devenus juste « Les Wachowski », n’y gagnent pas en grandeur, maturité et sensibilité ? C’est quoi cette filmo en totale et irrémédiable perdition qui cavale tout schuss et sans frein vers les bas-fonds du cinéma ? C’est pourtant pas faute de prendre leur temps : sept films tourner en 20 piges, ça va. Mais après BOUND et MATRIX (intouchables), les autres épisodes de la trilogie avaient déjà gavé, avant que le trou noir annoncé par SPEED RACER et accentué par l’infâme CLOUD ATLAS ne vienne désormais se refermer à tout jamais avec cette saloperie de JUPITER – LE DESTIN DE L’UNIVERS et ses gros vaisseaux tout farfelu qui pénètrent l’espace-temps. C'est ça l'inventivité ? Un maximum de fioritures n'entrave toutefois pas notre discernement à s'interroger sur l'absolue indigence d’un scénar’ qui ne serait même pas digne d’un projet de bacheliers. Eh oh les Wachowski, c’est bon, vous pouvez vous arrêter là. Quant à moi, je vais recaler mon dévédé de DUNE, car au moins la désuétude n'altère pas la qualité.

Mila et Channing font semblant de faire du cinéma