samedi 26 décembre 2015

Pixels

Adam Sandler tente de contenir l’attaque du Centipède

Quand le pitch d'une comédie d'action se limite à : "Deux amis d'enfance ayant grandi dans les années 1980 - au gré de l'essor fulgurant du jeu vidéo -, l'un, grassouillet et bonhomme devenu président des Etats-Unis (??), l'autre, ex-petit génie des salles de jeux d'arcade, désormais triste installateur-réparateur hi-fi à domicile, unissent leurs pouvoirs et connaissances pour lutter contre une invasion de personnages de jeux vidéo venus détruire la Terre", il est bien entendu que l'on s'épargnera de juger la cohérence du scénario. De même, il serait une fausse piste de vouloir titiller la faisabilité des origines scientifiques de cette situation autant que d'argumenter sur les desseins de ces improbables envahisseurs. Tout cela est anecdotique, l'objectif de Pixels est ailleurs, quelque part entre un fantasme numérique commun et une nostalgie inoffensive.

Déjà, il s'agit d'une réalisation de Chris Columbus, l'homme-enfant de Hollywood. Qu'il soit metteur en scène (Maman j'ai raté l'avion et sa suite, les deux premiers Harry Potter) ou scénariste (Les Goonies, Le secret de la Pyramide), il n'a de cesse de se faire le chantre des comédies loufoques ou fantastiques faisant la part belle aux mômes et leurs trépidantes (més)aventures dans un monde d'adultes. Et quand ces mômes ne sont pas au centre de l'action, ils gravitent à proximité (Gremlins, Madame Doubtfire, L'homme bicentenaire). Nos "héros" du moment qui semblent directement téléportés de l'époque d'une adolescence insouciante et bénie ont désormais un corps d'adultes mais ils ont conservé la même âme  et immaturité (voire le même QI) que lorsqu'ils avaient 13 ans. Alors forcément notre président rigolo (Kevin James) et son acolyte nerd-réparateur (Adam Sandler) sont largement moqués par leur entourage. Et c'est grâce à cette fraîcheur intacte qu'ils vont parvenir à sauver le monde. Waouh! La légèreté n'est pas un vice, profitons-en.
Aussi, à l'heure de l'hégémonie grandissante du tout tactile, Columbus ravive dans Pixels l'esprit suranné et rassurant de la console de jeu. Outre l'introduction du film reconstituant la salle de jeux vidéo au début des années 1980, c'est l'image collective de l'époque qui resurgit à chaque intervention de ces "personnages" cultes (y'en a quand même quelques-uns qu'on avait zappés ou du moins bien enfouis dans nos souvenirs). Mais comment ne pas se remémorer ce bon vieux Pac Man (le vrai avec 4 boutons et basta) ni souhaiter remettre enfin la main dessus trente piges après ? Pixels est en quelque sorte un bain de jouvence technologique dont il ne faudrait pas se priver. Alors, sans s'emballer à lâcher des éloges qui manqueraient de lucidité, ne minimisons pas cet impact, comme la qualité des effets spéciaux et d'autres ingéniosités techniques.

"Lady Lisa" se rallie à la cause des Terriens

A ce sujet, l'édition Blu-Ray sortie chez Sony le 2 décembre comblera les attentes des fans désireux de découvrir les secrets de tournage. Avec en bonus un making-of dédié a chaque personnage des jeux vidéo. Donkey Kong, Pac-Man Q-Bert, Galaga et consorts ont droit à leur mini séquence décrivant les caractéristiques et embûches techniques de réalisation. Que vous soyez geek ou non, ces sujets, commentés par le réalisateur, les comédiens ainsi que les différents responsables techniques et de numérisation, vous intéresseront forcément.


Sortie en salles le 22 juillet, 
Pixels - disponible en DVD+Blu-Ray depuis le 2 décembre -
se situe provisoirement 32e du classement des films sortis en 2015.

En partenariat avec l'agence Cartel

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