samedi 4 juin 2016

Bloodline (saison 1)

La famille Rayburn au grand complet... ou presque.

La Floride. Cadre paradisiaque fait de plages de carte postale ornées de palmiers, le tout agrémenté d'un soleil de plomb. Mais la Floride, c'est également les pluies diluviennes, la mangrove inquiétante et des cadavres qui flottent à fleur d'eau. La Floride c'est "Dexter" donc !? Pas que en fait.
Comme son titre l'indique, la série Bloodline se forge sur les liens du sang : les vrais et indéfectibles liens de sang de la famille. Sauf que dans toute famille, les secrets les plus dérangeants sont enfouis au fond des mémoires et mis à l'abri du monde extérieur. Mais ne dit-on pas que le passé finit toujours par nous rattraper ? Celui de la famille Rayburn va leur exploser en pleine figure.

Derrière Sally et Robert (Sissy Spacek et Sam Shepard), couple de septuagénaires aimants connu et reconnu parmi la communauté locale pour faire prospérer son hôtel touristique depuis des décennies, s'aligne une fratrie de quatre enfants : Danny, l'aîné marginal et mal aimé (Ben Mendelsohn vu dans Lost River et Black Sea), John, le "grand frère", père de famille responsable et policier respecté (Kyle Chandler vu dans Le loup de Wall Street et Carol), Kevin, l'impulsif et cadet des garçons qui cherche sa place autant que son équilibre (Norbert Leo Butz) et enfin Meg, la benjamine, avocate pas vraiment carriériste mais à un tournant dans sa vie de couple (Laura Cardellini). Ce joli petit monde se retrouve à l'occasion d'une cérémonie organisée en l'honneur des parents. 
Comme c'est de plus en plus de coutume (mais de pertinence ?) dans les longs métrages ou séries à suspense, on entrevoit d'emblée une partie du dénouement final forcément obscur et radical.  Puis la chronologie du présent reprend ses droits et un début de tension se met en place autour de l'arrivée retardée de Danny, ce frère aîné insaisissable que l'on découvrira plein de rancœur. Et rapidement, l'idée fait son chemin que cette fratrie fut jadis composée d'une autre sœur. Qu'a-t-il pu se passer trente ans plus tôt ? Quelle responsabilité porte chacun des membres de la famille ? Pourquoi Danny est-il considéré comme le vilain petit canard ? Et surtout est-ce justifié ? Voici autant de questions que les treize épisodes de cette première saison de Bloodline vont étayer. Peu d'épisodes et moments de "remplissage" et un intérêt toujours crescendo à progresser dans la saison en dépit d'une tendance à penser parfois qu'il y a peut-être beaucoup de bruit pour rien. Mais les séquelles psychologiques et insidieuses étant moins visibles et donc palpables que celles physiques, les origines et conséquences du malaise ne seront pas sans suite. Et pour cause, puisque l'ouverture plus ou moins habile vers une deuxième saison est faite en conclusion.

Ne cherchez pas pour autant quelle chaîne de la TNT diffuse Bloodline. Il s'agit en effet d'une production Netflix exclusivement accessible sur la plateforme de location du même nom. La première saison est disponible en DVD/Blu-ray depuis le mois de mars. Le coffret est composé de cinq disques d'une qualité irréprochable. Le premier épisode de la saison 2 est disponible depuis un semaine.
L’édition Blu-Ray recto-verso


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