2010

Vous pénétrez le repaire des films sortis entre le 1er janvier et le 31 décembre 2010. Ils sont listés et hiérarchisés au fil des séances selon leur valeur subjective. En allant decrescendo, un chef d'oeuvre sera noté ****** (6) et une chose infâme et sans âme * (1). Au sein d'une même catégorie, le premier film cité sera celui jugé comme le meilleur.

Séances de rattrapages envisageables : Achille et la tortue, Les amours imaginaires, Hors-la-loi, La princesse de Montpensier, Wall Street 2, White material, Fatal, Iron Man 2, Tout ce qui brille, Copacabana, Twilight 3, Ces amours-là, Bright star, Les mystères de Lisbonne, Illégal, Eyes of war...

Liste mise à jour le 12 NOVEMBRE 2011 - 141 films recensés



[******] - 2 films
* SHUTTER ISLAND de Martin Scorsese (USA) (sortie 24/02). Le plus little big cinéaste de ces trente dernières années + un scénar' béni (merci aussi Dennis Lahane) et une mise en scène méticuleuse + un acteur magnétique et éblouissant = un polar totalement maîtrisé que l'on croirait sorti de l'esprit d'un jeune loup. La grosse fo-forme le Marty !
* TOY STORY 3 de Lee Unkrich (USA) (sortie 14/07). Nouvelle preuve grandiose du génie cinématographique et technique des merveilleux studios Pixar. L'un des dessins animés les plus complets jamais créés et sans conteste le meilleur 3e épisode toutes sagas confondues. (la critique)

[*****] - 14 films
* INVICTUS de Clint Eastwood (USA) (sortie 13/01). Quand maître Clint nous émeut encore et toujours avec cet éveil des consciences sous la forme du portrait d'un grand homme de notre temps : poignant.
* THE AMERICAN d'Anton Corbijn (USA) (sortie 27/10). Un portrait froid et beau comme le tueur qu'il représente. Une oeuvre d'esthète fidèle au vécu de photographe de stars du réalisateur néerlandais. (la critique)
* FANTASTIC MR. FOX de Wes Anderson (USA) (sortie 17/02). La ruse du réalisateur de La famille Tenenbaum nous convertit à la cause "renarde" dans ce conte de marionnettes structuré, raffiné, drôle et mélodieux. Très très grand.
* L'ARBRE (The tree) de Julie Bertuccelli (France/Australie) (sortie 11/08).
* BROTHERS de Jim Sheridan (USA) (sortie 03/02). On pensait le réal' d'Au nom du père et du très beau In America éloigné du devant de la scène pour toujours mais il retrouve son prestige passé en renouant avec son thème fétiche: les liens de la famille éprouvés par une disparition (et la guerre). Un p'tit côté Taxi driver bien senti et un trio épatant de futurs très grands comédiens
* KICK ASS de Matthew Vaughn (USA) (sortie 21/04l). Variante ironique, décapante et hilarante du film de super-héros qui confirme que, délestée du trauma du 11-septembre, l'Amérique se décomplexe.
* LOVELY BONES (The lovely bones) de Peter Jackson (USA/GB/Nouvelle-Zélande) (sortie 10/02). Quatre ans après King Kong, Môssieur Jackson sonne un retour poétique et troublant articulé autour d'un thriller-fantastique édifiant.
* POETRY (Shi) de Lee Chang-Dong (Corée) (sortie 25/08).
OUTRAGE (Autoreiji) de Takeshi Kitano (Japon) (sortie 24/11). Quand Beat Takeshi revient à ce qu'il a su faire de mieux tout en fustigeant l'univers des Yakuza par une avalanche de règlements de comptes à caractère "ludique", son cinéma redevient recommandable.
* THE HOUSEMAID (Hanyo) d'Im Sang-soo (Corée) (sortie 15/09). Le pays du matin calme nous offre une nouvelle leçon de cinéma: plastique et mise en scène sublimes, suspens crescendo autour d'une intrigue cohérente, comédiens (et surtout -diennes) irréprochables, personnalités "vraies" au coeur d'une satire forte (on pense à la critique chabrolienne de la bourgeoisie), et ce grain de folie très extrême-oriental. Beau.
MAMMUTH de Gustave Kervern et Benoît Delépine (France) (sortie 21/04). Nouvelle fable loufoque et touchante du duo grolandais. Avec un Depardieu comme un poisson dans l'eau et une des scènes les plus drôles de l'année (la devinette du con avec Siné). (critique)
* BIUTIFUL d'Alejandro Gonzalez Inarritu (Mexique) (sortie 20/10)
L'ÉLITE DE BROOKLYN (Brooklyn's finest) d'Antoine Fuqua (USA) (sortie 05/05). Un très bon policier à la fois sombre, efficace, avec des flics entiers jamais confondus au rang de héros. Une très bonne surprise par le réalisateur de Training day. (lire la critique)
* MOI, MOCHE ET MÉCHANT (Despicable me) de Pierre Coffin et Chris Renaud (USA) (sortie 06/10). Un film d'animation un peu français, inattendu par son humour, sa tendresse et qui accumule les gags sans relâche.
* MOTHER AND CHILD de Rodrigo Garcia (USA/Espagne) (sortie 17/11). Sentimentaliste à outrance, ce drame choral explore avec minutie et sincérité - autour du thème éternel de la maternité - la difficulté à établir des liens de confiance quand le remord est pesant. Une production estampillée Inarritu qui offre à deux gigantesques comédiennes (Annette Bening et Naomi Watts) l'un de leurs plus grands rôles.

[****] - 42 films
* REPO MEN de Miguel Sapochnik (USA/Canada) (sortie 14/07). Thriller SF bien meilleur qu'il n'y paraît, aux idées parfois convenues mais à l'intrigue intacte et non sans surprises qui amène le personnage de Jude Law à subir un sort semblable à celui de Tom Cruise dans Minority report. (la critique)
* INCEPTION de Christopher Nolan (USA/GB) (sortie 21/07). Du cinéma sensationnel, explosif et impressionnant dans sa mise en scène mais délibérément tape-à-l'œil... pas de doute c'est bien du Nolan. Au fait, y'a-t-il "réellement" un scénar' dans cette histoire? (la critique)
* DOG POUND de Kim Chapiron (USA) (sortie 23/06). Du film de prison, le jeune réalisateur français Kim Chapiron nous apprend qu'il est tout aussi hostile chez les mineurs. Au-delà de cette évidence, il parvient à démontrer, par une montée en tension inquiétante, que dans cette spirale infernale, chacun est potentiellement acteur et victime.
* DANS SES YEUX (El secreto de sus ojos) de Juan José Campanella (Argentine) (sortie 05/05). Il s'agit du chapardeur d'Oscar du meilleur film étranger 2010 (il aurait pu revenir à Un prophète) qui offre un polar à la fois romantique et rude.
* MOON de Duncan Jones (GB). Un SF/fantastique beau mais inachevé primé à Fantastic Arts en janvier. Avec le trop épisodique Sam Rockwell.
ESCAPADE FATALE (A perfect getaway) de David Twohy (USA). Le petit thriller qui ne paie pas de mine et qui monte, qui monte et qui démonte.
A SINGLE MAN de Tom Ford (USA) (sortie 24/02). Sobre, fluide, musical et sensible comme l'âme d'artiste du couturier Tom Ford. Avec le parfait Colin Firth et l'exceptionnelle Julianne Moore.
MONSTERS de Gareth Edwards (USA) (sortie 01/12). Fusion entre le minimalisme défaitiste de La route et la présence extra-terrestre de La guerre des mondes. Une réalisation modeste mais méritante.
AGORA d'Alejandro Amenabar (Espagne/USA) (sortie 06/01). Une oeuvre avisée sur la cohabitation impossible entre science, politique et religion. De l'Antiquité à nos jours rien n'a changé. Quelques poncifs bien hollywoodiens viennent hélas minimiser l'ensemble.
* SUBMARINO de Thomas Vinterberg (Danemark/Suède) (sortie 01/09)
* POTICHE de François Ozon (France) (sortie 10/11). Avec ce vaudeville frais, justement moderne et dopé par des comédiens généreux au top (Deneuve, Depardieu, Luchini, Rénier et même Viard), Ozon réalise enfin un film plein. Son meilleur, sans qu'il ne soit génial.
HENRY de Kafka et Pascal Rémy (France) (sortie 10/03). Après Benoît Delépine, Francis Kuntz adapte à son tour son personnage à controverse du Groland sur grand écran. C'est toujours aussi grinçant et hors référence. (la critique)
DRAGONS (How to train your dragon) de Chris Sanders (USA) (sortie le 31 mars). Le fantasme du dragon dans le cinéma d'animation n'est plus à démontrer. Ici sa vocation est pacifique et bien entendu drôle. Réussi.
* NOWHERE BOY de Sam Taylor-Wood (GB/Canada) (sortie 08/12). Où l'on apprend que la jeunesse compliquée et teintée de manques d'un certain John Lennon l'amena à forger sa propre légende; celle qui en ferait quelques années plus tard le leader du plus grand groupe de rock de l'histoire. Avec un irrésistible Aaron Johnson qui s'est accaparé cette année 2010 (Kick Ass, Chatroom).
PIRANHA d'Alexandre Aja (USA) (sortie 01/09). C'est frais, c'est gore, c'est geek, c'est drôle, c'est léger, c'est référencé et pas prétentieux. C'est réussi, c'est Aja. (la critique)
THE TOWN de Ben Affleck (USA) (sortie 15/09). L'acteur Ben Affleck signe un second polar fort et musclé mais largement perfectible. Doit encore mieux faire. (la critique)
A SERIOUS MAN de Joel et Ethan Coen (USA). Une juiverie fataliste des Coen Bro, sans tête d'affiche et distillée à un rythme de sénateur. Inattendu.
* MOTHER de Joon-ho Bong (Corée). Le réalisateur de The host exécute un drame policier bien huilé et dérangé. (la critique)
* LE NOM DES GENS de Michel Leclerc (France) (sortie 24/11)
* TAMARA DREWE de Stephen Frears (GB) (sortie 14/07). Délaissant définitivement Londres pour sa campagne, Frears nous offre une comédie de moeurs légère, aux accents alléniens, qui nous fait découvrir la ravissante Gemma Arterton (La disparition d'Alice Creed).
* WHEN YOU'RE STRANGE de Tom DiCillo (USA) (sortie 09/06). Narré par Johnny Depp, ce beau docu signé du réal' de Ça tourne à Manhattan trace de manière linéaire et funèbre la courte et intense carrière du mythique groupe THE DOORS et son incurable leader Jim Morrison.
* THE KILLER INSIDE ME de Michael Winterbottom (USA) (sortie 11/08). C'est glacial comme la mort que véhicule le personnage principal magnifié par Casey Affleck. Ça laisse un peu perplexe aussi quant à l'approche "coenienne" du récit et de la mise en scène de la part d'un cinéaste peu habitué aux exercices de style.
* MEGAMIND de Tom McGrath (USA) (sortie 15/12). Sans atteindre encore la grâce des studios Pixar (cf. Les indestructibles), Dreamworks redistribue avec panache les cartes du dessin animé de super-héros.
TÊTE DE TURC de Pascal Elbé (France) (sortie 31/03). Un premier film intelligent de l'acteur Pascal Elbé autour d'un sujet sensible (la violence en banlieue et ses effets) qui ne manque ni d'action ni de réflexion ni d'un toujours grand Roschdy Zem.
NIGHT AND DAY (Knight and day) de James Mangold (USA). Le charme du duo Tom Cruise - Cameron Diaz opère efficacement pour ce film d'action à la James Bond plutôt drôle et carrément exubérant dans ses cascades. (la critique)
* TOUT VA BIEN, THE KIDS ARE ALLRIGHT (The kids are allright) de Lisa Cholodenko (USA) (sortie 06/10). Un portrait de famille avant-gardiste parfaitement porté par un trio d'acteurs en pleine forme (Bening/J. Moore/Ruffalo) mais manquant de rebond.
* THE SOCIAL NETWORK de David Fincher (USA) (sortie le 13 octobre). Un portrait de Mark Zuckerberg, le geek fondateur du phénomène Facebook, qui n'aurait vraiment que très très peu d'intérêt cinématographique s'il n'avait pas été réalisé par Fincher. Comme c'est Fincher, ça passe. C'est tout.
* WELCOME TO THE RILEYS de Jake Scott (USA) (10/11)
* BAD LIEUTENANT : ESCALE A LA NOUVELLE-ORLÉANS (Bad Lieutenant : Port of call New Orleans) de Werner Herzog (USA) (sortie 17/03). La noirceur glauque de l'original d'Abel Ferrara est substituée par la folie adoucie d'Herzog qui apporte plus de fantaisies que de trouble à ce faux remake. L'illustration en est l'interprétation d'un Nicolas Cage au bord de l'asthénie et retrouvé, loin de la déchéance de l'intouchable Harvey Keitel.
* SPLICE de Vincenzo Natali (France/Canada) (sortie 30/06). Dix ans après son démoniaque Cube, Natali nous renvoie à une SF biologico-clonée minimaliste qui perd hélas en attrait par une conclusion téléphonée hors du coup. (la critique)
* BURIED de Rodrigo Cortes (Espagne) (sortie 03/11). Ce huis-clos claustro peut remercier l'ère du tout cellulaire, mais propose une alternative plutôt hors convention et donc attirante.
* CITY OF LIFE AND DEATH (Nanjing! Nanjing!) de Lu Chuan (Chine) (sortie 21/07). Comme tous conflit armé, ceux qui ont pu opposer les puissances nippones et chinoises furent sanglants et cruels. C'est ce que montre ce film NB qui manque toutefois de fond.
* LES PETITS RUISSEAUX de Pascal Rabaté (France) (sortie 23/06). Hommage rare, tendre et sincère à la vieillesse teinté de séduction et de romance exagérée. Avec le touchant Daniel Prévost lancé dans un parcours initiatique tardif.
* LE BRUIT DES GLAÇONS de Bertrand Blier (France) (sortie 25/08). Si Blier retrouve une certaine verve d'antan dans ses dialogues et affrontements (parfait Dupontel en... cancer), on est encore trop loin de ses précieux joyaux des 70's-80's.
CRAZY HEART de Scoot Cooper (USA). Un faux biopic country plus soft que The wrestler mais plus touchant. Avec, évidemment, un grand Jeff Bridges oscarisé.
* PRECIOUS (Precious : Based on the Novel "Push" by Sapphire) de Lee Daniels (USA) (sortie 03/03). Une mise en scène au service du tableau sombre qu'est cette histoire sinistre.
CENTURION de Neil Marshall (GB) (sortie 07/07). Une bonne vieille défouraille à l'ancienne entre Romains et Brits emmenée par un Michael Fassbender inédit en homme d'action.
* LA DISPARITION D'ALICE CREED (The disappearance of Alice Creed) de J. Blakeson (GB) (sortie 01/07). Une prise d'otage largement improbable tout autant que le duo de kidnappeurs, mais avec une tension toutefois bien pesante.
* SIMON WERNER A DISPARU... de Fabrice Gobert (France) (sortie 22/09). Un premier film qui se fonde une personnalité propre, mais un peu tendre, sur le thème "vanSantien" des méandres adolescents (avec un meurtre autour) et par un récit croisé à la Rashomon. Avec une bande originale très Nineties (Sonic Youth, Killing Joke, Noirdé...).
UN BALCON SUR LA MER de Nicole Garcia (France) (sortie 15/12). La nature des (res)sentiments des personnages garciens sont toujours aussi vrais, mais l'intrigue est polluée et manque d'étoffe, à la différence de Jean Dujardin à son avantage.
* ROBIN DES BOIS (Robin Hood) de Ridley Scott (sortie 12/05). Avec le père Ridley, qui se la joue ici un peu trop Spielberg époque Soldat Ryan, l'action est toujours présente et bien menée, mais l'effet s'estompe de film en film.

[***] - 47 films
* SHERLOCK HOLMES de Guy Ritchie (USA/GB/Aus.) (sortie le 3 février). Quand le réalisateur d'Arnaques, crimes et botanique et Snatch adapte le flegmatique personnage de Conan Doyle, le résultat est forcément iconoclaste. Et aussi plus clinquant que convaincant, avec un Downey Jr. en grande forme et une bande son avantageuse.
* L'HOMME QUI VOULAIT VIVRE SA VIE d'Eric Lartigau (France) (sortie 03/11).
* MACHETE de Robert Rodriguez et Ethan Maniquis (USA) (sortie le 1er décembre). Quand Rodriguez duplique voire parodie son propre cinéma ça ne fait pas avancer ce le schmilblick, si ce n'est pour Danny Trejo qui trouve ici un rôle sur mesure.
ALICE AU PAYS DES MERVEILLES (Alice in Wonderland) de Tim Burton (USA) (sortie le 24 mars). Quand deux univers fantasques et atypiques - ceux de Lewis Carroll et Tim Burton - se rencontrent, l'effet n'est pas totalement celui escompté. Les excentricités de ce conte semblent bridées par un scénario immature qui atteindra essentiellement un public jeune.
* GAINSBOURG (VIE HÉROÏQUE) de Joann Sfar (France) (sortie le 20 janvier). Le réalisateur-dessinateur, néophyte caméra en main? avait prévenu que son exercice était un hommage à son idole. C'est pour cette raison que ce faux biopic est dénué d'intérêt historique et cinématographique. Reste un moment divertissant qui met en avant les relations de Gainsbarre et ses différentes conquêtes amoureuses.
* MILLÉNIUM 2 - LA FILLE QUI RÊVAIT D'UN BIDON D'ESSENCE ET D'UNE ALLUMETTE (Flickan som lekte med elden) de Daniel Alfredson (Suède) (sortie le 30 juin). Le polar mode suédoise reste bien énergique pour ce second volet dans la lignée du premier : efficace, rude mais manquant cruellement d'originalité et de nouveautés.
* THE GHOST-WRITER de Roman Polanski (France) (sortie le 3 mars). Ce succès critique et populaire revêt cependant de grosses lacunes : intrigue alambiquée, aucune ferveur transmise au spectateur, dénouement bâclé et interprétation trop passive d'Ewan MacGregor. Le réalisateur du Pianiste ne semble pas s'être encore défait de ses tourments judiciaires.
LE GUERRIER SILENCIEUX (Valhalla rising) de Nicolas Winding Refn (Danemark/GB) (10/03). Nouvelle boucherie (et non tuerie) du réalisateur de Bronson qui, sous prétexte de planter le décor à l'époque des vikings, s'enlise dans une violence systématique dépassée (la critique).
KABOOM de Gregg Araki (USA) (06/10). De la vie sexuelle trépidante d'étudiants à la fin du monde, il y a un pas de géant que Gregg Araki franchit d'un coup de baguette magique venu de nulle part. (la critique)
* A BOUT PORTANT de Fred Cavayé (France) (01/12) - Critique
GIGANTIC de Matt Aselton (USA) (06/01). Romance sans relief qui vaut surtout par l'interprétation de John Goodman et les frimousses de Zoey Deschanel et Paul Dano.
* ANOTHER YEAR de Mike Leigh (GB) (22/12)
* BUS PALLADIUM de Christopher Thompson (France) (17/03). Quatre garçons dans le vent à la française. Ça se veut un peu rock mais c'est plus BB Brunes que Beatles et la complicité-rivalité des deux leaders est ressassée. On découvrira avec engouement la talent plein de charme et de mélancolie d'Arthur Dupont.
* NOTRE JOUR VIENDRA de Romain Gavras (France) (15/09). Entre la révolte communautaire de La haine (mais sans la vision de Kassovitz) et la folie ravageuse de Shining (sans le génie de Kubrick). Étrange et excessif.
* THE RUNAWAYS de Floria Sigismondi (USA) (15/09). Une bio sur un groupe de filles éphémère des Seventies très sexe, drogues et Rock'N'Roll, ça vous apporte du neuf? Fait par une fan, son attrait pourrait résider dans les attitudes de Dakota Fanning, la révoltée Kirsten Stewart en Joan Jett et l'inqualifiable Michael Shannon.
* AMORE (Io sono l'Amore) de Luca Guadagnino (Italie) (22/09)
* THE LAST DAY (Haeundae) de Je-Gyun Yun (Corée du Sud) (dvd 06/07). Si les Asiatiques se mettent à faire du sensationnel à l'Américaine, où va le cinéma? Voici donc un film catastrophe vite plié au niveau... catastrophes mais qui sait resté très coréen dans sa panoplie de personnages pittoresques.
* VENUS NOIRE d'Abdellatif Kechiche (France) (27/10)
* SCOTT PILGRIM d'Edgar Wright (USA) (sortie 01/12). Film de faux super-héros teen et geek duquel on ne retiendra que quelques dialogues et situations ironiquement juvéniles ainsi que la tronche de bitos de Michael Cera et la présence de Jason Schwartzmann.
* MR. NOBODY de Jaco Van Dormael (Belgique/France/Canada/USA) (sortie 13/01). Trop de mise en scène tue la mise en scène. Le Belge Jaco van Dormael n'avait plus rien tourné depuis quinze ans et Le huitième jour. Il revient avec toute la prétention du cinéaste prodige qu'il n'est pas, s'enlisant dans une variante lassante du Benjamin Button de David Fincher.
* DAYBREAKERS de Michael et Peter Spierig (USA) (sortie 03/03 mars). L'idée du vampire dominant et exploitant l'humain pour son sang était bonne. Opter pour une orientation conformiste et simpliste ne l'est pas. Dommage. (la critique)
* RUBBER de Quentin Dupieux (France/USA) (sortie 10/11)
* VOUS ALLEZ RENCONTRER UN BEL ET SOMBRE INCONNU (You will meet a tall dark stranger) de Woody Allen (USA) (sortie 06/10). Quand Woody n'a plus la vista suffisante pour se montrer subtil et drôle à la fois, on s'ennuie. (la critique)
* LE CHOC DES TITANS (Clash of the Titans) de Louis Leterrier (USA) (sortie le 07/04). Un mythe revisité par un tacherôn français né des plus mauvaises idées de Besson-producteur, c'est forcément pas très excitant. Schématique et peu efficace.
* 5150, RUE DES ORMES d'Eric Tessier (Canada) (sortie DVD le 21/09). Thriller claustro entaché de certaines extravagances, dernièrement Prix du Public à Fantastic'Arts.
LES CHÈVRES DU PENTAGONE (The men who stare at goats) de Grant Heslov (USA) (sortie 10/03). Pas de scénar', pas d'enjeux, pas d'intrigues... pas d'intérêt. Si, celui plus prévisible mais déjà vu d'un George Clooney allumé et d'un Jeff Bridges coolisé.
* GREEN ZONE de Paul Greengrass (USA) (sortie 14/04). Recherche sans relief ni intérêts des armes de destruction massives dans une Bagdad à feu et à sang. (lire la critique)
TOURNÉE de Mathieu Amalric (France) (sortie 30/06). A priori l'histoire d'un producteur de cinéma qui aime à (se) faire du mal, mais Amalric nous laisse tellement en dehors de sa dégringolade qu'on ne sait pas vriament.
LA RAFLE de Roselyne Bosch (France) (sortie 10/03). Voici la preuve manifeste que d'un même sujet (la Shoah), le résultat peut osciller entre néant et chef-d'œuvre. Mais Roselyne n'a jamais eu la prétention de se prendre pour Spielberg (La liste de Schindler).
* BLANC COMME NEIGE de Christophe Blanc (France) (sortie 17/03). François Cluzet reste sur la vague de son rôle de A l'origine pour ce polar tarabiscoté qui ne suscite guère d'enthousiasme.
* THE GOOD HEART de Dagur Kari (USA/Islande) (sortie 17/03). Une tendre histoire et la belle opposition entre Paul Dano et Brian Cox, gâchée par un dénouement proche du pathos.
* CHLOE d'Atom Egoyan (Canada / France) (sortie 10/03). Le charme atypique du cinéma d'Egoyan s'estompe dans ce remake du Nathalie d'Anne Fontaine (Béart remplacée par le clone de Scarlett Johansson) qui vaut plus par ses velléités autour de la fragilité du couple que par une intrigue trop vite mise à nu. (la critique)
SALT de Phillip Noyce (USA) (sortie 25/08).Saviez-vous que le rideau de fer avait été de nouveau érigé entre Américains et Russes ? Noyce est bien fatigué, mais Angelina la Jolie a encore de la ressource.
* LA HORDE de Yannick Dahan et Benjamin Rocher (France) (sortie 10/02). Bourré de faiblesses et de poncifs (interprétation, personnages clichés, le dénouement...), cet hommage du cinéphage-geek Yannick Dahan au film de zombies n'est pour autant pas la purge annoncée. Il aura le mérite d'être un début de référence hexagonale au genre.
* AO, LE DERNIER NÉANDERTAL de Jacques Malaterre (France) (sortie 29/09). Une intrigue simpliste et forcément édulcorée sert de trame à se pan de l'histoire de l'être humain qui rappelle schématiquement quelques étapes clé de notre évolution.
* PAR-DELA LE BIEN ET LE MAL (Good) de Vicente Amorin (USA) (sortie DVD 16/03). Rien de nouveau avec ce portrait d'un prof allemand empêtré par sa liaison avec le Reich dans les années 1930. Pour la présence d'un Viggo Mortensen perturbé par l'uniforme SS.
* AMERICAN TRIP (Get him to the Greek) de Nichollas Stoller (USA) (sortie le 01/09). Une comédie plus grasse que Rock qui ne vaut le détour que pour les vomissements répétés de Jonah Hill et la prestation de Russell Brand.
* DATE LIMITE (Due date) de Todd Phillips (USA) (sortie 10/11). Ce road movie aurait pu porter le même titre que le précédent de Phillips : Very bad trip, puisque c'est vraiment pas bon et ressassé. L'humour tourne toujours autour de 2/3 gags gras ou spectaculaires, et du duo hétérogène (le timide gaffeur et le gros con méprisant) qui finit par s'apprécier. Avec un Galifianakis définitivement pas drôle et un Robert Downey Jr. même pas crédible en fonc-dé, domaine où il a pourtant un gros vécu.
* L'AUTRE MONDE de Gilles Marchand (France) (sortie le 14 juillet). Une oraison funèbre autour du milieu des jeux de rôles en ligne. Très noir, trop même pour être vrai. Reste la présence intéressante de Louise Bourgoin.
WOLFMAN de Joe Johnston (USA) (sortie 10/02). Cette nouvelle version du mythe du loup-garou adapté d'un classique des années 1940 se révèle sans envergure ni (bonnes) surprises. Benicio del Toro s'y égare, n'y trouvant qu'un attrait pécuniaire dispensable.
* DES HOMMES ET DES DIEUX de Xavier Beauvois (France) (sortie 08/09). Quand le chaos interplanétaire gronde, Beauvois "le Catholique" suggère la canonisation des hommes d'église, notoires pour leurs bienfaits philanthropes et pacifistes (?), dans une (s)cène magistrale d'abandon et d'abnégation. Je ne peux m'associer à cette idée. Mais qu'en sera-t-il de l'Empire César?
LES BARONS de Nabil Ben Yadir (Belgique) (sortie 20/01). Une comédie avec des "Auvergnats" venus de Belgique plus futile que délirante, et plus grave qu'il n'y parait.
* WE ARE FOUR LIONS (Four Lions) de Chris Morris (GB) (sortie 08/12). La satire s'adapte par définition à tous les sujets. Quand celui-ci est le terrorisme islamisme c'est plus sensible. Et quand  un groupe de musulmans londoniens emmanchés se décide à se faire exploser avec toute la conviction destructrice qui va avec, on a du mal à se dérider.
IN THE AIR (Up in the air) de Jason Reitman (USA) (sortie le 27 janvier). Quand romantisme et ressources humaines ne font pas bon ménage dans la vie, ça se voit aussi à l'écran. Avec un Clooney qui ne clowne même pas... triste, forcément.
* LEBANON de Samuel Moaz (Israël, France, Allemagne) (sortie le 3 février). Quatre jeunes appelés israéliens (ou peut-être cinq je ne sais déjà plus) s'en vont - contre leur bon coeur - dans un tank faire la guerre au Liban. Un soldat ça peut pleurer et un téléspectateur ça peut se faire chier. Un film qui a l’avantage de pouvoir se regarder en accéléré.
* INFECTÉS (Carriers) de Alex Pastor et David Pastor (USA) (sortie le 26 mai). Une énième déclinaison de la menace apocalyptique qui prend ici la forme d'un road movie où il faut fuir une contamination virale et trouver de l'essence. Yeah, trop super!
* MESURES EXCEPTIONNELLES (Extraordinary measures) de Tom Vaughan (USA) (sortie le 17 mars). Un drame sur le thème de la maladie infantile tiré d'une histoire réelle. Nettement plus ennuyeux que touchant. Avec la présence inutile de Harrison Ford, et celle, forcément pénalisante, de Brendan Fraser.

[**] - 31 films
* MILLÉNIUM 3 - LA REINE DANS LE PALAIS DES COURANTS D'AIR (Luftslottet som sprängdes), de Daniel Alfredson (Suède) (28/07). Trop d'ambition tue l'ambition si bien que la saga scandinave à rallonge (et merci pour la verison tévé interminable) s'est essoufflée au fil des épisodes et d'une intrigue alambiquée.
* HORS DE CONTROLE (Edge of darkness), de Martin Campbell (USA/GB) (17/02). On ne retiendra de cette énième histoire de vengeance teintée de machination à l'issue alambiquée que le retour face à la caméra de Mel Gibson. Mad Max n'avait plus joué les acteurs... depuis 2002 dans Signes. Un événement finalement ce film.
* FAIR GAME de Doug Liman (USA) (03/11)
I LOVE YOU PHILIP MORRIS de Glenn Ficarra et John Requa (USA) (10/02). C'est ça la comédie revigorante du printemps ? Juste une variante gay d'Arrête-moi si tu peux sans Spielberg aux commandes. Caricatural à l'excès, grotesque. Et un Jim Carrey même plus drôle.
LE LIVRE D'ELI (The book of Eli) de Albert & Allen Hughes (USA) (20/01). L'idée était à peu près bonne mais sur le terrain, apocalypse et foi ne forment pas un ménage alléchant. Avec un Denzel pas des plus à l'aise en solitaire justicier.
* L'AGENCE TOUS RISQUES (The A-Team) de Joe Carnahan (USA) (16/06). Adaptation des plus médiocres de la célèbre série TV qui n'a pour seul vocation la surenchère d'effets spéciaux. Qu'est devenu le Joe Carnahan de Narc et Mise à prix ?
L'ARNACOEUR de Pascal Chaumeil (France) (17/03). Nouvelle comédie française glamour très Monte Carlo avec son duo Paradis/Duris. C'est très kitsch, médiocre et dispensable donc.
* LES ÉMOTIFS ANONYMES de Jean-Pierre Amérys (France) (22/12)
* CARGO d'Ivan Engler (Suisse) (DVD 23/11). Quelque part entre Alien (pour la SF et le suspense) et Wall-E (pour l'approche écolo d'une vie hors-Terre), cet essai helvète peine à trouver un rythme et un sens.
CYRUS de Jay & Mark Duplass (USA) (15/09). Sous ses apparences fallacieuses de comédie grivoise avec le nouveau phénomène Jonah Hill, Cyrus revêt plutôt un caractère dramatique pour ses personnages et illusoire pour le spectateur.
LES PETITS MOUCHOIRS de Guillaume Canet (France) (20/10). Dépassé par ses propres émotions à l'écriture de ce film chorale, Canet en a oublié l'essence : le fond. L'échec de l'année. (la critique)
* SANS LAISSER DE TRACES de Grégoire Vigneron (France/Belgique) (10/03). Voici l'actuel exemple parfait et éprouvé du mauvais thriller français. Un type propre sur lui (Magimel) se voit encombrer d'un partenaire fortuit à l'existence et au profil totalement impensable (Demaison). Après, il ne reste plus qu'à trouver et coudre....
* DOGHOUSE de Jake West (GB) (DVD 20/07). Un nanar british avec des zombies qui n'a comme personnalité que d'opposer des gonzesses pas que belles à des victimes masculines.
* CRAZY NIGHT (Date night) de Shawn Levy (USA) (12/05). Du Steve Carell tout craché - à savoir que c'est pas la folie de Pierre Richard ni même Adam Sandler - pour un scénario inenvisageable, mais les Ricains l'ont fait.
* PREDATORS de Nimrod Antal (USA). Après le nullissime Blindés, le réalisateur d'origine hongroise Nimrod Antal effectue un second désastre en 2010 : celui de réadapter (façon Cube) l'oeuvre de MacTiernan avec en tête d'affiche un improbable Adrien Brody (comme on regrette Schwarzie!) et un predator dénué de toute sa splendeur d'antan. Pénible jusqu'au bout.
INSOUPÇONNABLE de Gabriel Le Bomin (France/Suisse) (04/08). Le thriller à la française peine inlassablement à se montrer palpitant et cohérent. Quand on intègre des sous-tiroirs aux tiroirs, ça ne facilite pas la tâche.
* LIFE DURING WARTIME de Todd Solondz (USA) (28/04). Le réalisateur du très fort et corrosif Happiness se répète, radote et nous ennuie. Il est grand temps pour lui de changer de registre.
* LA MEUTE de Frank Richard (France) (29/09). Trop de gore tue le gore. Et trop de snuff movie aux idées saugrenues tue le snuff movie. Avec une Yolande Moreau utilisée sur mesure en rombière au coup de gourdin léger.
GARDIENS DE L'ORDRE de Nicolas Boukhrief (France) (07/04). Une enquête non officielle d'un duo mixte de simples flics partis à l'abordage de trafiquants de drogue pour venger la mort de l'un des leurs. Avec un Fred (sans Omar) aussi peu à son aise que l'on pouvait le craindre. De raccourcis en arrangements, ce "déjà vu" prouve qu'après le performant Le convoyeur, Boukhrief n'a plus rien à apporter au genre policier.
* JUST ANOTHER LOVE STORY, d'Ole Bornedal (Danemark) (06/01). Just invraisemblable.
* TOP COPS (Cop out) de Kevin Smith (USA) (sortie 23/06). Qu'a-t-il bien pu se passer dans la vie du réalisateur de Clerks pour en arriver à tourner un énième policier hollywoodien fait d'un duo hétéroclite et d'humour paraphrasé?
* RED de Robert Schwentke (USA) (17/11). Une marmelade CIA/espionnage/vengeance ou quelque chose comme ça qui ne s'efforce même pas de motiver ses événements. La chienlit quoi. Avec Bruce Willis dans le rôle de Bruce Willis et un John Malkovich plus tiqué que jamais.
* ONCLE BOONMEE, CELUI QUI SE SOUVIENT DE SES VIES ANTÉRIEURES, de Apichatpong Weerasethakul (Thaïlande) (01/09)
* ENTER THE VOID de Gaspar Noé (France) (05/05). Pas repu de son voyeurisme traditionnellement populo et condescendant, exacerbé dans Irréversible, Gaspar Noé en remet une couche avec ce trip psychédélique plus long et interminable que l'infini où le trash est aussi attendu et prévisible que malsain. A vous dégoûter du cinéma.
LES AVENTURES EXTRAORDINAIRES D’ADÈLE BLANC-SEC de Luc Besson (France) (14/04). Quand Besson se prend pour Jeunet, mais le mauvais Jeunet, celui devenu à court d'idées, ça donne un hybride insipide d'Amélie Poulain et Belphégor. Saupoudrez le tout de quelques clins d'oeil anachroniques encore plus regrettables et le résultat sera bien indigne d'un cinéaste aussi populaire.
* AMER de Hélène Cattet & Bruno Forzani (France) (09/03). Si l'on réduit un long métrage au degré de complexité de son montage, alors Amer est un essai intense. Mais, sans dialogues ni récit, ni projet simplement, alors l'exercice n'est que vanité médiocre et pénible.
* COPAINS POUR TOUJOURS (Grown ups) de Dennis Dugan (USA) (08/09). La présence d'Adam Sandler ne suffitr aujourd'hui plus à sauver du néant une comédie sans fondements.
* THE CRAZIES de Breck Eisner (USA) (09/06). Ni personnalité, ni cadence, ni interprétation (Timothy Olyphant est à sa place) pour ce film d'horreur basé sur une vague affaire de contamination à tendance, éventuellement, extra-terrestre.
* SKYLINE de Colin et Greg Strause (USA) (15/12)
* FROM PARIS WITH LOVE de Pierre Morel (France) (17/02). Est-il encore nécessaire de rappeler la recette du cinéma gerbant de Luc Besson producteur ? Voici : un réalisateur français et sans personnalité (ici celui de Taken, autre succulent nanar), une vedette américaine gonflée à la testostérone (ici le définitivement dispensable John Travolta), et, bien entendu, un scénar' top musclé et écervelé qui ne s'embarrasse pas en fioritures ni crédibilité. Tout un art.
LEGION - L'ARMÉE DES ANGES (Legion) de Scott Charles Stewart (USA). Un énième et dégradant film d'action où l'humanité, prise pour cible par un exterminateur improbable, est représentée par une poignée de Ricains retranchés dans une station-service. Ça discute, ça se bagarre entre anges, avec des zombies aussi on dirait. Y'a comme des relents d'appel à une nouvelle forme de foi. Bref, moisi de bout en bout. (la critique)

[*] - 5 films
EXPENDABLES - UNITÉ SPÉCIALE (The Expendables) de Sylvester Stallone (USA) (18/08). Sur le papier ça sentait pas bon, mais en pratique c'est encore pire. Scénario et mise en scène inexistants, dialogues de bourrins et comédiens à chier. Sly nous a menti sur sa capacité à gérer seul un projet.
* BLINDÉS (Armored) de Nimrod Antal (USA). Des convoyeurs de fonds se la jouent Tony Musulin pour un auto-braquage qui vire au huis-clos grotesque. Autre bizarrerie est le casting, hétéroclite et couillu : Matt Dillon, Jean Reno, Lawrence Fishburne, Milo "Peter Petrelli" Ventimiglia, Fred Ward, Skeet Ulrich.
* LE DERNIER MAÎTRE DE L'AIR (The last airbender) de M. Night Shyamalan (USA) (28/07).  Tout sonne faux, ou au mieux creux : les gesticulations et desseins des personnages,  les décors, les dialogues, les comédiens (pauvre Dev "Slumdog" Patel). On le savait à l'agonie depuis Phénomènes, mais après ça, le Shamallow a définitivement tiré un trait sur sa carrière de cinéaste. Quand on pense qu'il fut un temps comparé à Hitchcock...
* LA BLONDE AUX SEINS NUS de Manuel Pradal (France) (21/07)
* QUE JUSTICE SOIT FAITE (Law abiding citizen) de F. Gary Gray (USA). (22/12). Une chose qui mérite de finir aux égouts, tant cette histoire de vengeance est grotesque (quel euphémisme). Une bouse, une vraie, que l'on regarde très vite comme une parodie. Avec les hilarants Gerard Butler en Keyzer Söse et Jamie Foxx en procureur contrarié.